Pour l’année 2024, l’Ofalp a examiné 120 situations et en a retenu 91 comme constituant des atteintes caractérisées à la liberté de la presse. Selon Ouest France, ce recensement, que l’organisation précise « loin d’être exhaustif », couvre des faits variés : atteintes à la sécurité ou à l’intégrité des journalistes, pressions judiciaires, privations de liberté, entraves à la collecte d’informations, actes de censure, pressions diverses ou encore campagnes de désinformation.
Les atteintes à l’intégrité physique et morale représentent la catégorie la plus importante, avec 48 cas. Les menaces, intimidations, injures, faits de diffamation et situations de harcèlement constituent la première sous-catégorie recensée.
La politique, un sujet clivant
Selon le rapport, 41,8 % des atteintes (soit 38 cas) sont attribuées à « des acteurs publics ou représentants de l’État ». Les forces de l’ordre sont citées dans 14 cas, tandis que des parlementaires sont impliqués dans 8 situations.
S’agissant de la coloration politique des auteurs en 2024, sept cas concernent des députés, « tous affiliés au RN ou liés à l’extrême droite », précise le rapport, et un autre est lié à une sénatrice LR. La thématique politique arrive en tête des sujets traités au moment des atteintes, devant la couverture des mouvements sociaux, puis les affaires judiciaires et les faits divers.
Enfin, le rapport s’intéresse aux conséquences de ces atteintes sur l’information diffusée. Dans 60 % des cas, elles ont eu un impact direct sur le contenu produit, celui-ci ayant été tronqué, amputé ou censuré. Dans huit situations, l’intégrité physique des journalistes a été atteinte.







































































