71 maîtres de conférences et professeurs spécialistes du droit se sont réunis pour déposer un recours au Conseil d’État. Selon Libération et le Huffington Post, ils souhaitent notamment que CNews et Europe 1 n’émettent plus sur les fréquences publiques. Ils demandent également que l’Arcom mette fin « à la violation flagrante et grave de la loi du 30 septembre 1986 ». Une loi qui fixe le cadre du pluralisme, qui exige l’« honnêteté de l’information, exempte de toute influence étrangère », et qui interdit les « discours de haine. »
Ce n’est pas la première fois que des universitaires mettent en cause ces deux médias appartenant au milliardaire Vincent Bolloré. En mars dernier, une première requête, portée par 57 universitaires, avait déjà été déposée. Elle avait toutefois été rejetée pour des raisons de forme.
L’enjeu de 2027
A quelques mois de l’élection présidentielle, ce recours se veut un signal d’alarme contre une précampagne présidentielle orchestrée par les deux médias. « Ces deux chaînes militent pour un courant d’opinion clairement identifié », s’indignent les professeurs de droit Camille Broyelle (université Paris-Panthéon-Assas) et Pierre-Olivier Rigaudeau (université polytechnique des Hauts-de-France) auprès de Libération. Selon eux, tous les partis politiques et points de vue ne sont pas représentés de manière équitable sur Europe 1 et CNews. « A cause de ce déséquilibre les candidats ne sont pas placés sur la même ligne de départ pour la course présidentielle », poursuivent les professeurs.
Ce n’est pas la première fois que CNews est pointée du doigt. Reporters sans frontières (RSF) avait notamment constaté que la chaîne réservait ses tranches nocturnes, et donc peu regardées, aux politiques de gauche, tandis que les personnalités d’extrême droite se voyaient sous les feux des projecteurs en journée. L’Arcom avait toutefois contredit ces conclusions.
Par : Juliette Carlier






































































