« La direction de France Inter nous fait honte », dénonce le SNJ-CGT dans un communiqué. Selon Le Monde, Charles Sapin, qui vient d’être nommé directeur adjoint de la rédaction de Valeurs actuelles, livrera un edito politique tous les dimanches sur France Inter. La direction de France Inter justifie cette arrivée au nom du « pluralisme », à l’approche de la présidentielle de 2027, et défend auprès de l’AFP le choix d’un « journaliste politique reconnu par ses pairs ».
« Toutes les tendances seront représentées », poursuit la direction. Charles Sapin intègre ainsi une équipe de journalistes venus de tous horizons : Anne Rosencher (L’Express) et Christian Chavagneux (Alternatives économiques) interviennent le vendredi matin, tandis que Camille Vigogne Le Coat (Le Nouvel Obs) et Béatrice Mathieu (L’Express) prennent le relais le samedi. Le dimanche, Charles Sapin partage le micro avec Leila Abboud (The Financial Times).
Un média condamné
Un élément provoque particulièrement la colère des syndicats : les démêlés avec la justice de Valeurs actuelles. « Confier une mission d’éditorialisation sur notre antenne au représentatant d’un média condamné notamment pour injures racistes est une ligne rouge », affirme la SDJ de la station. L’hebdomadaire ultraconservateur avait entre autres, été condamné après avoir publié une « fiction » mettant en scène la députée LFI Danièle Obono dans le rôle d’une esclave.
« Toutes les opinions s’expriment sur les antennes de Radio France, tant qu’elles respectent le droit. Le pluralisme est évidemment une exigence. Mais cela ne doit pas justifier le fait de donner carte blanche à un média qui a enfreint la loi », poursuit le syndicat.
Toutefois, la direction de France Inter a affirmé que Charles Sapin, fraîchement nommé à la direction du journal, souhaite en changer la ligne éditorial. Elle appelle donc à ne pas s’arrêter au « symbole » de Valeurs actuelles.
Par : Juliette Carlier






































































