« Je vous demande respectueusement de bien vouloir envisager de gracier Christophe, afin qu’il puisse retrouver sa liberté et sa famille », écrit Sylvie Godard, la mère du reporter, dans une lettre adressée au président algérien Abdelmadjid Tebboune consultée par Le Monde. Pour rappel, Christophe Gleizes a été condamné à sept ans de prison ferme en appel pour apologie du terrorisme.
« La confirmation de la condamnation à sept années de prison ferme a été pour Christophe, comme pour moi et ma famille, un choc immense », poursuit Mme Godard dans sa lettre au chef de l’État algérien. « Nulle part dans aucun de ses écrits vous ne trouverez trace d’un quelconque propos hostile à l’Algérie et à son peuple », affirme-t-elle.
Unis pour la libération journaliste
Le président français Emmanuel Macron a également commenté la condamnation du journaliste, en qualifiant le jugement d’« excessif » et d’« injuste ». Il se dit déterminé à « trouver une issue favorable », avec une promesse : celle d’« agir auprès des autorités algériennes pour obtenir sa libération et son retour en France dans les plus brefs délais ».
L’association Reporters sans frontières (RSF) appuie cette demande de grâce. Dans un communiqué, Thibaut Bruttin, directeur général de l’association, déclare : « Nous appelons désormais les autorités algériennes à prendre rapidement la seule décision possible dans ce dossier : libérer Christophe et lui permettre de retrouver les siens le plus rapidement possible. »
Le journaliste de 36 ans a déposé un pourvoi en cassation contre sa condamnation afin d’obtenir un nouveau procès, ont fait savoir dimanche son avocat français, Emmanuel Daoud, et son avocat algérien, Amirouche Bakouri.






































































