D’après Le Monde, parmi les invités figurait l’homme d’affaires Mathieu Pigasse, dirigeant du groupe Combat, propriétaire de Radio Nova et des Inrocks, qui affiche sa volonté de peser en faveur de la gauche lors de la présidentielle de 2027.
Un contexte politique sous tension
Sur scène, le co-rédacteur en chef de StreetPress, Mathieu Molard, a évoqué un « contexte difficile » et « douloureux », faisant référence à la mort à Lyon du militant nationaliste Quentin Deranque. Dans cette affaire, certains suspects seraient liés à l’ultragauche, dont Jacques-Elie Favrot, assistant parlementaire du député Raphaël Arnault (La France insoumise), mis en examen et placé en détention provisoire.
Une situation délicate pour le mouvement fondé par Jean-Luc Mélenchon, alors que le débat public se tend autour des violences politiques.
Dans ce climat, Mathieu Molard a défendu l’usage du terme « antifasciste », qualifiant le journal de « manifeste antifasciste ». L’objectif, selon lui, est de traiter ces enjeux par l’enquête et le reportage, en donnant la parole à celles et ceux qui luttent contre l’extrême droite ou en subissent les conséquences.
La codirectrice de L’Humanité, Maud Vergnol, a pour sa part insisté sur « le pouvoir des mots », estimant que le rôle des journalistes est d’éclairer le débat public plutôt que d’alimenter les affrontements.
Enquêtes et décryptages en kiosque
Tiré à 50 000 exemplaires et vendu 8,90 euros à partir du 23 février, « Combat ! » propose des enquêtes sur les municipalités dirigées par le Rassemblement National, le programme économique du parti de Marine Le Pen, ainsi que sur les médias du milliardaire Vincent Bolloré.
Le numéro s’intéresse également aux situations politiques en Hongrie sous Viktor Orban et en Argentine dirigée par Javier Milei. Un entretien avec Raphaël Arnault complète l’ensemble, dans lequel le député appelle à bâtir « une société la plus émancipée possible de toute violence ».






































































