D’après les informations du journal Le Monde, les fausses unes circulent principalement sur Telegram et sur le réseau X (ex-Twitter). Elles reprennent la mise en page, le ton et le style du journal, mais détournent son message. Elles sont souvent accompagnées de commentaires en russe et s’en prennent à l’Ukraine, à la politique migratoire britannique ou propagent des rumeurs sur Brigitte Macron.
Pour Charlie Hebdo, ces faux visent un public russophone. Ils laissent croire que le journal soutient Vladimir Poutine et critique Volodymyr Zelensky. Richard Malka, l’avocat du journal, évoque une stratégie organisée, avec des visuels très soignés. "On pourrait s’y tromper si l’on ne connaît pas la ligne éditoriale du journal", prévient-il.
La technique n’est pas nouvelle. D’après Le Monde, elle rappelle l’opération « Doppelgänger », une vaste campagne de désinformation identifiée en 2022. Orchestrée par les services russes, elle consistait à imiter des médias européens pour diffuser de fausses informations. Meta (maison mère de Facebook) avait supprimé plus de 1 600 comptes et 700 pages liées à ce réseau.
Avec cette plainte, Charlie Hebdo veut réaffirmer sa ligne éditoriale et lutter contre les manipulations. Le journal espère aussi identifier les auteurs ou les commanditaires de ces campagnes. Pour la rédaction, il s’agit surtout de « dissiper les doutes que ces manipulations pourraient faire naître ».
Antoine Cyganik






































































