Mardi, Sonia Mabrouk avait été la première figure de CNews à exprimer publiquement son malaise. Interpellée par son invité, le député socialiste Jérôme Guedj, la journaliste avait répondu : « C’est une décision qui ne m’appartient pas. » Avant d’ajouter : « Votre question est légitime, j’avoue que je n’en dors pas depuis plusieurs jours », tout en réaffirmant son « respect pour (sa) direction ». Elle avait ensuite été soutenue par Pascal Praud, tête d’affiche de la chaîne, qui a estimé sur X qu’elle « a trouvé les mots justes » et qu’il « aurait pu prononcer quasiment les mêmes paroles ».
Dimanche 25 janvier, c’est une autre voix importante de CNews qui s’est exprimée. Dans un entretien accordé au Parisien, Laurence Ferrari a, elle aussi, pris ses distances, sans pour autant réclamer le retrait de l’animateur. « En tant que femme et mère de famille, je me sens interpellée au-delà du plan professionnel par la situation que nous vivons à CNews », a-t-elle déclaré.
La journaliste, engagée de longue date dans la défense des plus vulnérables et dans la lutte contre les violences sexuelles et sexistes, estime « important d’apporter [sa] voix aujourd’hui pour leur dire que [elle est] à leurs côtés ». Elle précise toutefois n’avoir « rien à demander » à Jean-Marc Morandini et réaffirme sa « loyauté professionnelle » envers la chaîne.
Le 15 janvier, la Cour de cassation a rendu définitive la condamnation de l’animateur pour corruption de mineurs, pour des messages à caractère sexuel envoyés à trois adolescents entre 2009 et 2016. Jean-Marc Morandini a annoncé son intention de saisir la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH).






































































