« On ne dit pas que tous les migrants sont des violeurs, mais beaucoup le sont, comme les chiffres le révèlent », avait lancé Christine Kelly sur le plateau d’Europe 1 le 26 janvier dernier. Selon le Huffington Post, ces propos ne sont pas passés auprès de l’Arcom, le gendarme de l’audiovisuel, qui a décidé la mise en demeure de la radio.
Dans sa décision rendue publique le 26 octobre 2026, l’Arcom qualifie le discours de la présentatrice comme étant « de nature à inciter à la haine et à encourager des comportements discriminatoires à leur égard en raison de leur origine ou de leur nationalité ». Elle avait tenu ces propos alors qu’« une séquence était consacrée à une affaire de viol d’une femme âgée à Nice, dont le principal suspect était un ressortissant tunisien qui avait fait l’objet d’une obligation de quitter le territoire français », rapporte l’Arcom.
Europe 1 déjà mise en cause plusieurs fois
Europe 1 est une station récidiviste. Elle avait déjà mise en garde pour d’autres « manquements » à l’antenne, notamment en 2024 lors des élections législatives. En conséquence, l’Arcom a pris la décision de mettre en demeure la radio, un avertissement officiel l’obligeant à respecter les règles du gendarme de l’audiovisuel en matière de « maîtrise de l’antenne », avant toute sanction, notamment financière.
De son côté, Europe 1 « conteste avec la plus grande fermeté le bien-fondé de cette mesure et les griefs retenus » par l’Arcom, déclare la station dans un communiqué. Selon Le Parisien, elle assure d’ailleurs que les propos tenus par Christine Kelly proviennent de « constats statistiques documentés, issus notamment des bilans officiels du ministère de l’Intérieur et SSMSI ».
Europe poursuit en annonçant former « un recours gracieux de l’Arcom afin d’obtenir le retrait de cette décision, et se réserve la saisine du Conseil d’État pour protéger son indépendance éditoriale ».
Par : Juliette Carlier






































































