"Depuis le début de la guerre à Gaza, 226 journalistes ont été tués en un peu plus de deux ans, ce qui est absolument inédit dans l’histoire du journalisme moderne", affirme Anthony Bellanger, secrétaire général de la Fédération internationale des journalistes.
Des évènements d’une banalité affligeante, puisque les journalistes sont au plus près des conflits sur les territoires en guerre.
Des journalistes sont parfois délibérément pris pour cible. Un reporter de la chaîne Al Jazeera a notamment été tué lors d’une frappe israélienne, l’État hébreu l’accusant d’appartenir au Hamas.
La presse française aussi touchée
En Ukraine, les journalistes sont eux aussi pris pour cible, parfois par des méthodes inédites. « Les meurtres sont organisés avec des drones. C’était le cas de notre confrère français récemment », explique le spécialiste. Il fait référence à Antoni Lallican, photojournaliste de 37 ans, tué le 3 octobre dernier lors d’une frappe de drone russe dans l’est de l’Ukraine.
La violence s’intensifie également en Amérique latine à l’encontre des journalistes enquêtant sur le narcotrafic, notamment au Mexique, mais de plus en plus aussi en Colombie, au Pérou et en Équateur. Les assassinats se multiplient, comme les détentions : plus de 500 journalistes sont aujourd’hui emprisonnés dans le monde, dont le Français Christophe Gleizes, condamné à sept ans de prison en Algérie.







































































