« Les membres du Syndicat des journalistes soudanais ont fait preuve d’un courage extraordinaire et d’un engagement indéfectible », a déclaré le directeur général de l’Unesco, Khaled El-Enany, dans un communiqué.
D’après un article de 20 Minutes, le Syndicat des journalistes soudanais a remporté le prix mondial de la liberté de la presse de l’Unesco. Ce prix porte le nom de Guillermo Cano, un journaliste venant de Colombie assassiné en 1986. Il récompense chaque année une personne, une organisation, ou une institution ayant contribué à la défense de la liberté de la presse.
La presse en danger au Soudan
« Ce prix n’est pas seulement une reconnaissance du Syndicat des journalistes soudanais, mais aussi un hommage à tous les journalistes soudanais qui continuent de défendre la vérité et la liberté de la presse dans des conditions extrêmement difficiles et dangereuses », poursuit Khaled El- Enany.
Au Soudan, la liberté de la presse est extrêmement menacée : depuis avril 2023, l’armée soudanaise et les FSR s’affrontent dans un conflit violent ayant fait des dizaines de milliers de morts et déplacé environ 11 millions de personnes. Les journalistes sont en première ligne du conflit, avec 32 victimes recensées.
En récompensant le Syndicat des journalistes soudanais, l’organisation envoie ainsi un signal politique fort : la défense de la liberté d’informer reste une condition essentielle de toute société démocratique, et surtout dans les périodes de guerre et d’instabilité extrême.







































































