Selon Le quotidien le Monde, les propos d’Emmanuel Macron sont une continuité de ses prises de paroles sur la place des réseaux sociaux dans notre accès à l’information. Pour le président, ces derniers représentent un risque pour la démocratie. Le chef de l’État a commencé à réfléchir à un projet à ce sujet, qu’il entend traduire en « décisions concrètes » début 2026 et dans lequel un label serait attribué à des journalistes qui respectent les règles déontologiques du journalisme et de l’information.
Le rôle de l’État consiste à garantir un cadre sincère et impartial. Ce n’est donc ni à lui d’attribuer des labels, ni de trancher ce qui serait vrai ou faux, au risque de glisser vers des pratiques proches des régimes autoritaires.
L’exemple de Reporter sans frontières
Pour étayer son propos, Emmanuel Macron fait référence à l’ONG Reporters sans frontières et son initiative de labellisation : la Journalism Trust Initiative (JTI). Selon RSF, ce titre est « une norme internationale, un label, pour mettre en valeur et avantager un journalisme digne de confiance. »
Cette distinction a été élaborée par « un comité de 130 experts comprenant journalistes, institutions, organismes de régulation, éditeurs, et acteurs des nouvelles technologies », pour « fournir un dispositif transparent pour faire reculer la désinformation », d’après l’ONG. La norme JTI a été attribuée à 2 130 médias à travers 122 pays. En France, Radio France, le groupe France Médias Monde, ou encore France Télévisions sont concernés par cette norme. Pour l’instant, le chef de l’État français n’a pas précisé dans quelle mesure le label qu’il souhaite instaurer reprendrait le fonctionnement du JTI.
Un projet qui fait débat
Le Journal du Dimanche (JDD) est totalement contre cette idée, dénonçant une « dérive totalitaire. » Le titre de l’article : « Emmanuel Macron : la tentation du ministère de la vérité », une référence flagrante au roman dystopique de George Orwell, 1984. Les médias que possèdent le milliardaire Vincent Bolloré se sont emparés de l’affaire, Pascal Praud sur CNews a déclaré : « Emmanuel Macron envisage un label pour les médias : il y aurait les bons médias et les moins bons », il poursuit sa critique, "entre un ministère de la Vérité et une Pravda à la manière de Brejnev, Emmanuel Macron cherche à tracer une voie intermédiaire ."






































































