Après plusieurs années marquées par le conflit du Haut-Karabakh avec l’Azerbaïdjan, l’Arménie entre dans une période politique décisive avec des élections législatives imminentes. Parmi les enjeux majeurs du scrutin figure la question des liens avec l’Union européenne, une orientation fermement rejetée par Moscou.
Informer les jeunes
C’est dans ce contexte que RFI lance son édition numérique en langue arménienne. L’objectif principal selon RFI : lutter contre la désinformation. L’Arménie étant positionnée à la 80e place du classement de la liberté de la presse de Reporters sans frontières, RFI Arménie a décidé de prendre les choses en main en se lançant dans le « 100 % numérique ». « La jeunesse arménienne, comme la plupart de la jeunesse dans le monde aujourd’hui, est ultra-connectée. Les médias traditionnels ont été délaissés. Donc, si on veut pouvoir s’adresser à ce public-là, il faut passer par les réseaux sociaux », explique Astrig Agopian, rédactrice en chef de l’édition arménienne.
Les élections législatives sont la cible d’une campagne de désinformation russe. Face à ce constat, et plus largement face au nombre de fausses informations qui circulent sur les réseaux sociaux, la branche arménienne de RFI entend faire du fact-checking l’un de ses principaux axes de travail. L’objectif est de décortiquer les contenus trompeurs, de vérifier les affirmations relayées en ligne et de proposer des formats courts, adaptés aux usages numériques, afin de toucher directement les jeunes publics arméniens, particulièrement exposés à ces flux d’information.
100 % en arménien oriental
La rédaction a fait le choix de produire exclusivement en arménien oriental, langue officielle de la République d’Arménie. « C’est l’un des dialectes de la langue arménienne, et c’est la langue de la République d’Arménie », souligne Astrig Agopian. La population arménienne mondiale est estimée à 12 millions de personnes, mais seulement 3 millions vivent en Arménie, un chiffre marqué par l’exode provoqué par le génocide arménien au début du XXe siècle.
« Ce n’est pas forcément la langue qui est parlée dans toute la diaspora. Notre objectif, qui justifie ce choix de produire en arménien oriental, c’est de vraiment pouvoir s’adresser aux citoyens de la République d’Arménie », précise Astrig Agopian.







































































