Ancien journaliste de « La Voix du Nord », Paul y avait été secrétaire de rédaction avant de travailler au service Economie. Il y avait notamment la charge de la page « Agriculture » et de la rubrique « Chasse et pêche ». Il était lui-même un chasseur passionné.
Il a quitté le quotidien régional dans le cadre d’une clause de cession. Il a ensuite poursuivi sa carrière de journaliste à travers des collaborations pour des titres correspondant à sa spécialité : « Le Betteravier Français », « Nos Chasses » et l’hebdomadaire régional « Le Syndicat Agricole » devenu Terres et Territoires » après sa fusion avec « Agriculture Horizon ».
Membre du Club de la presse Nord - Pas de Calais dès septembre 2000, il en avait été élu président de 2000 à 2002. Durant ses deux mandats, il a su fédérer ses confrères et porter de nombreux projets. Son regard vif sur l’actualité, sa curiosité insatiable et son professionnalisme ont marqué durablement celles et ceux qui ont travaillé à ses côtés. Au Club de la presse, on se souvient de son enthousiasme lorsqu’il a reçu Antoine Sfeir, le regretté fondateur et directeur des « Cahiers de l’Orient », qui était venu parler du conflit israélo-palestinien en distinguant rigoureusement journalisme et militantisme. Dans un autre registre, il avait reçu en 2002, autour d’un débat, les journalistes Philippe Alexandre et Béatrix de l’Aulnoit, auteurs d’un livre qui avait fait grand bruit : « La Dame des 35 heures ».
Les hommages se sont multipliés dès l’annonce de sa disparition. « Un homme, un style. Il nous manque. Le Club de la presse ne l’oubliera pas », a réagi son président actuel, Philippe Allienne. Nous gardons le souvenir d’un homme dont l’élégance vestimentaire n’avait d’égal que celle de l’esprit. Il affichait un flegme un rien british, qu’accentuait une moustache chaleureuse et joviale.
Le journaliste Olivier Da Lage témoigne lui aussi d’un souvenir ému : « Mon tout premier emploi était au service économique de La Voix du Nord, où Paul travaillait. »
Paul Froissart faisait partie d’un univers journalistique, bâti sur l’époque des journaux « en plomb », qui s’efface aujourd’hui pour répondre à de nouvelles exigences et à de nouvelles technologies qui nous forcent à une vigilance accrue et continue.
Paul Froissart laisse derrière lui deux filles, Alix, journaliste au « Maine Libre », et Pauline, journaliste à l’AFP.
Le Club de la presse Hauts-de-France adresse ses pensées les plus sincères à sa famille, à ses proches et à ses nombreux amis.







































































