Depuis le retour de Donald Trump en tant que président des États-Unis, les conditions d’accueil des journalistes au Pentagone se dégradent. Selon le site First Amendment Tsu, un mémo du secrétaire de la Défense en mai 2025 impose une escorte gouvernementale aux journalistes accrédités du Pentagone. En octobre dernier, le ministère de la Défense américain exige des journalistes qu’ils ne publient pas certaines informations sans validation du gouvernement.
En cas de non-respect de cette consigne, les journalistes pourraient perdre leurs accréditations, rapporte l’AFP. Ces restrictions ont fini par atteindre leur paroxysme le lundi 1er juin 2026 lorsque, dans un communiqué officiel, le porte-parole du Pentagone, Joël Valdez, annonce la fermeture du service de presse aux journalistes en le classant comme zone protégée. Cette classification se justifie, selon le communiqué, par la présence de documents classés secret-défense au sein du service, ce qui permet au porte-parole de conclure : « Les journalistes ne pourront plus y pénétrer. »
Des mesures jugées anticonstitutionnelles
Le New York Times avait déjà intenté, en mars, une action en justice pour protester. Pour un juge américain, anonyme, interrogé par le Monde et l’AFP, il s’agissait déjà d’une violation de la Constitution. Le premier amendement est notamment évoqué par le Monde. Cet amendement garantit le droit public à l’information et la liberté de la presse.
Par : Gaël SZCZEPANIAK







































































