Revue de presse des 28 et 29 mai 2011

Au régime sec

Les fonctionnaires, qui dénoncent la casse du service public et la dégradation de leurs conditions de travail, n’ont plus d’interlocuteur. Après avoir répété qu’il ne démissionnerait pas, le secrétaire d’Etat chargé de la Fonction publique Georges Tron, poursuivi par deux anciennes collaboratrices pour harcèlement sexuel, a finalement envoyé sa lettre au président de la République ce dimanche, deux jours avant la journée d’action nationale des syndicats, programmée mardi 31 mai.

Ce n’est pas pour cette affaire que « les fonctionnaires ont atteint le seuil de tolérance », explique Ludovic Finez, dans Liberté Hebdo, qui consacre trois pages aux maux de la fonction publique : « suppressions de postes massives, atteintes à la qualité du service public, salaires dépassés par l’inflation ». Au travers d’exemples concrets, dans la pénitentiaire, l’Office des forêts, l’Education nationale ou l’hôpital, le journaliste dresse la liste des « raisons du mouvement du 31 mai ». La révision générale des politiques publiques (RGPP), qui prévoit le non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant en retraite, devait « rendre un meilleur service à moindre coût », aboutir à « moins de fonctionnaires mais mieux payés », et « moderniser la gestion des ressources humaines ». « Pour ce qui est d’avoir "moins de fonctionnaires", les promesses ont été tenues », glisse Ludovic Finez, qui pointe les conséquences de la RGPP sur le service rendu au citoyen.

Comme dans le privé, la fonction publique fait appel à des vacataires, des intérimaires et des CDD. Pas toujours évident pour assurer le quotidien. La galère des petits boulots a inspiré ce dessin à Babouse, dans Liberté 62. On y voit un candidat à l’embauche entre deux recruteurs. « Un CDI, ça se mérite, il faut passer des épreuves », dit l’un. Quel genre d’épreuves ? « Survivre à une vie entière en CDD ! », répond le deuxième.

Présidentielle : d’abord un candidat ou un programme ?

Un an avant l’élection présidentielle, les questions posées par les fonctionnaires ne sont qu’un aspect des chantiers qui attendent les candidats. A ce propos, faut-il d’abord un programme ou un candidat ? La question agite la droite, titillée par les centristes, et la gauche. Europe Ecologie – Les Verts se choisira une nouvelle direction début juin à La Rochelle. « Scrutin serré entre Duflot et Cohn-Bendit », titre Nord éclair. Les militants du PCF, dont les fédérations du Nord et du Pas-de-Calais viennent de se réunir, hésitent entre Jean-Luc Mélenchon (Parti de Gauche) ou une candidature issue des rangs communistes. Dans le Pas-de-Calais, « même si le choix majoritaire opte pour une candidature communiste représentée par André Chassaigne, il faut remarquer que lundi soir (23 mai) le ton était serein, le climat à l’écoute, de même que l’envie d’agir ensemble », résume Jean-Michel Humez, dans Liberté 62. Dans le Nord, la question est moins tranchée, analyse Bruno Cadez, dans Liberté Hebdo, pour qui la priorité est d’abord « un programme réellement à gauche ».

Au Parti socialiste, on attend encore la décision de Martine Aubry. Ira ? Ira pas ? Elle « préfère jouer collectif », écrit Matthieu Verrier, dans la Voix du Nord. Mais elle sera candidate, assurent deux de ses soutiens, le député Claude Bartolone et le député européen Gilles Pargneaux. « Pour eux, ce n’est plus qu’une question de date », ajoute Matthieu Verrier. Cela ne fera pas tout, observe Patrick Pépin, qui consacre un édito de Nord éclair au « long rétablissement » de la principale force de gauche, alors que le conseil national du parti de Martine Aubry vient d’approuver son programme politique pour 2012. DSK exclu de la course à l’Elysée, reste Hollande et Aubry. Entre les deux leaders, « les désaccords sont minimes », note Patrick Pépin. « On va donc demander aux participants de la primaire de se prononcer sur des profils très jumeaux. Et c’est là que le parti convalescent risque de se retrouver avec un problème qu’il connaît bien. Celui du bal des ego ».

Choisir entre deux jumeaux. Voilà un dilemme que gênerait bien des mamans, dont c’était la fête, dimanche. A cette occasion, Nord éclair a publié le premier de cinq volets d’une enquête sur le thème de la famille. Justine Faiderbe a rencontré des mères, et des pères, qui « expliquent leur conception du bonheur auprès de leurs enfants ». Qu’espèrent ces parents ? Que leurs enfants « s’épanouissent ». Oui, ça paraît simple, mais regardez le travail : « boulot, enfant, mari, copines… comment elles concilient tout ça ? », se demande encore la jeune journaliste.

« La venue de l’Esprit Saint n’est pas attendue avant la mi-juin ! »

D’autant que ce n’est pas ce mois-ci qu’elles se reposeront, les mamans. Aviez-vous remarqué, comme Pierre Faure, dans La Croix du Nord, qu’en ce mois de mai 2011, « mai patronal », les ponts sautent ? « Fête du travail, jour férié : un dimanche. Victoire de 1945, le 8 mai : un dimanche. Le jeudi de l’Ascension, si propice à ces ponts en forme de viaducs : reporté au mois suivant ! Et pour ceux qui espéraient se consoler avec le lundi de Pentecôte, voyez plutôt… La venue de l’Esprit Saint n’est pas attendue avant la mi-juin !  »

Ne reste donc que le week-end et les matches du dimanche pour se distraire. Alors que les footballeurs lillois s’apprêtent à conclure en vainqueurs le championnat de Ligue 1, la presse régionale surfe encore sur les derniers épisodes de la Coupe de France. Les deux pages du « Petit déj » de Nord éclair, samedi, étaient dédiées à Rudi Garcia, l’entraîneur du LOSC, « si discret dans le succès », estiment Gaëlle Laurent-Didri et Samir Heddar, qui ont réalisé l’entretien. Le quotidien fait moins discret : en plus de ses pages « sport », Nord éclair consacre un supplément de 24 pages au LOSC ce lundi 30 mai. Il s’agira d’un collector. Car déjà, l’équipe lilloise n’est plus qu’un souvenir : « Cabaye jouera à Newcastle, Gervinho prospecte  », indique Antoine Placer, dans la Voix du Nord.

La réussite du LOSC occulte quasiment les autres disciplines

Est-ce dû au seul engouement pour le foot ? La réussite du LOSC occulte quasiment les autres disciplines, même lorsque les Nordistes connaissent le succès. Il faut bien chercher pour trouver quelques lignes sur les « rugby girls » de Villeneuve d’Ascq, en finale de l’élite 2, qui pourraient revenir dans le top 10 du rugby féminin l’an prochain, « après une saison exceptionnelle », relève Franck Seguin, de Nord éclair.

Les handballeurs de Dunkerque, tombeurs de Chambéry en finale de la Coupe de France le week-end précédent, ont droit à un peu plus de place. Dans une discipline dominée par le club savoyard et celui de Montpellier, les Nordistes se sont enfin imposés. Ils « peuvent définitivement ranger au placard le costume de bons joueurs sans trophée », écrit Ahmed Kara, dans le Phare Dunkerquois. Cette coupe, c’est la « première ligne de palmarès venant concrétiser 20 ans de présence au plus haut niveau ».

Sécheresse : « ça devient alarmant »

Il y a un peu plus de vingt ans, presque quarante à vrai dire, la sécheresse s’abattait en France. Cette année, alors que « 54 département sont désormais concernés par les restrictions d’usage de l’eau », rappelle la Voix du Nord, on s’inquiète de la situation dans le Nord-Pas de Calais. « Les premiers à subir la sécheresse sont les agriculteurs », rappelle Christine Duchâtelet, de l’Indicateur des Flandres, dans un dossier qui fait la une de l’hebdomadaire local. « Ça devient alarmant », a confié Jacques Wyckaert, président de l’Union agricole d’Hazebrouck, à l’Indicateur des Flandres. « C’est du jamais vu  », dit un cadre de l’usine de légumes Bonduelle, à Renescure, près de Saint-Omer. Lin, légumes, céréales, les plantes sont en avance. Mais sans eau… « Au niveau agricole, c’est aussi grave (que la sécheresse de 1976)  », complète un prévisionniste météo interrogé par Christine Duchâtelet, qui souligne toutefois que les nappes phréatiques, elles, sont à des niveaux « moins bas » que l’année de la grande sécheresse. Tout espoir d’échapper au régime sec n’est donc pas vain.

Mathieu Hébert


 

 

 

La Vie du Club

ESPACE PRESSE



Le Club de la presse Hauts-de-France recherche pour une période de six mois un.e stagiaire en communication


MISSION COMMUNICATION
Rédaction de communiqué et dossier de presse et contenu du site Internet
Création et mise à jour des supports de communication ( Annuaire du Club de la presse ...)
Participation à l’organisation des conférences de presse et autres rencontres à l’initiative du Club de la presse
Relations presse relations publiques
Communication sur les réseaux sociaux
Participation à l’organisation des événements de l’association ( concours, expositions etc)