Aujourd’hui, dans la presse régionale - Mardi 4 juillet

C’est un cahier de 44 pages, distribué ce matin par les deux quotidiens régionaux, « La Voix du Nord » et « Nord Eclair ». Il est sobrement intitulé : « Les résultats du Bac ».Très attendu par les intéressés depuis quinze jours, ces résultats sont enfin arrivés. « Malgré le soleil et la chaleur, écrit Paul Bécquart dans ce supplément, les candidats au bac sont passés hier par toutes les couleurs de l’arc-en-ciel jusqu’au résultat final ou provisoire ». Dans le Nord - Pas de Calais, ils étaient 46.062 candidats qui ont planché dans 302 centres d’examen. Le plus jeune avait 16 ans. Le plus âgé avait 56 ans et il passait un bac pro. Dans l’édition quotidienne de « La Voix du Nord », Wilfried Hecquet et Clément Mazzoni ont fait un reportage sur cette journée de stress (ils parlent d’ailleurs de 36.000 lycéens dans la région) et s’attardent sur un flop provoqué par la Smeno, la mutuelle étudiante. « Hier matin, avant les résultats, des milliers d’étudiants ont en effet reçu un texto ambigu [de cette mutuelle] sur leur téléphone portable. » Ainsi, l’exemple de Quentin, un adolescent qui a reçu le texte suivant : « Bravo pour ton bac ! ». Vérification faite, il doit passer l’oral de rattrapage. « A la Smeno, l’affaire embarrasse » écrit La Voix qui s’interroge sur la manière dont elle s’est procuré les listes. 2000 à 5000 lycéens seraient concernés. Leurs noms et leur numéro de téléphone auraient été collectés lors de salons étudiants, explique la mutuelle. Celle justifie « « la bourde par un problème d’horaire ». « Le SMS, dit-elle, devait arriver après les résultats officiels ». Dans Nord Eclair, Candice Leblanc a préféré aller prendre l’ambiance au lycée Baudelaire, à Roubaix où, visiblement, il n’était pas question de textos.

« La Voix du Nord » consacre ses pages 2 et 3 au Mondial et à la rencontre, demain, entre la France et le Portugal. « Les supporters ont à nouveau les yeux dans les Bleus » titre-t-elle. « « La région, écrit Mathieu Thuillier, n’échappe pas à cette douce euphorie ». L’euphorie n’empêche pas les dérapages comme on a pu le constater à Lille, après le match de samedi soir. Stéphane Ballong décrit les débordements qui transformé la Grand’Place en « dépotoir » et au cours desquels « un jeune homme s’est retrouvé avec le nez fracassé, après avoir été roué de coups de popings et de genoux par trois autres personnes ». Des débordements, il y en a eu aussi à Pérenchies, mais d’un autre ordre. On lira le récit d’Aurélie Jobard, dans « Nord Eclair », qui nous explique qu’après le match, un père et son fils, sous l’emprise de la boisson, ont blessé sept personnes avec un fusil à pompe, dont deux sérieusement. Et « la mère distribuait les cartouches ».

A Lire aussi, dans les pages « Sports » de « Nord Eclair », cette interview de François Migraine à propos du Tour de France et de l’affaire de dopage. « Officiellement à la retraite depuis samedi, écrit Frédéric Retsin, le directeur général de Cofidis a joyeusement vécu le succès de son coureur Jimmy Casper à l’issue de la première étape [du Tour de France] autour de Strasbourg ». Interrogé sur l’opération « Puerto », sur le départ du Tour, il estime que « les coureurs ont marre d’être pris pour des billes ». Pour lui, « l’Association internationale des groupes cyclistes professionnels a bien réagi en demandant aux équipes d’écarter les fautifs ». Il considère que cette affaire « dépasse l’affaire Festina. Deux ans plus tôt, on avait tiré sur Cofidis, mais nous n’étions pas les seuls coupables, même si ce n’est pas une excuse », plaide-t-il. Reste à savoir si les coureurs peuvent changer : « Depuis deux ou trois jours, ils emploient moins la langue de bois qu’auparavant, concède François Migraine. Même David Moncoutié, qui est plutôt calme sur le sujet, s’est lâché dans des termes forts. Malgré le dopage, on trouvera encore du monde sur les routes pour voir passer le Tour. »

Alors que « La Voix du Nord » estime que « Bob Dylan a encore surpris ses fans, hier au Zénith » de Lille, Patrice Demailly, de « Nord Eclair » n’a pas aimé.« C’était plutôt Bof Dylan que Bob Dylan » juge-t-il en dénonçant le « minimum syndical » du chanteur, devant plus de 3 000 personnes. « Bob Dylan, regrette le journaliste, ce n’est plus un rebelle qui gratte une guitare sèche en chantant des titres folks. On le retrouve retranché derrière un clavier, avec un semblant de mouvement. La voix est traînante, parfois fatiguée ».Une chose est sûre, ni « Nord Eclair », ni « La Voix » n’ont été autorisées à photographier le concert. Cela permet au quotidien roubaisien d’en ajouter une louche : « On ne peut pas être et avoir été. Bob Dylan n’accepte-t-il plus son image ? En tout cas, il a refusé tout photographe », dénonce Patrice Demailly.

Les éditions de ce matin nous apprennent que le Conseil général du Nord a décidé de ne plus signer de contrats d’avenir. Les contrats d’avenir, rappelle Dominique Serra dans « La Voix », sont « l’une des « mesures phares » du plan de cohésion sociale cher à Jean-Louis Borloo : c’est aussi l’une des explication à la baisse récente du chômage : ces derniers mois, les signatures de contrats d’avenir se sont multipliées ». En fait, ces contrats doivent « faciliter l’insertion des allocataires des minima sociaux » et « propose, dans le secteur non marchand, un CDD de 24 mois pour 26 heures par semaine payées au Smic ». Oui mais voilà, « la majorité (PS-PC) du conseil général s’estime piégée par l’Etat dans le financement ». Elle « attend des garanties du gouvernement pour relancer le dispositif » Le président du Département, Bernard Derosier, n’hésite pas à parler de « véritable escroquerie financière ». La convention signée l’an dernier entre l’Etat et le Département « portait sur le passage de 15 000 Rmistes nordistes dans la filière du contrat d’avenir », rappelle Dominique Serra. « A ce jour, 4 331 personnes sont inscrites dans le dispositif ».

Dans les pages Economie de « La Voix du Nord », Christian Canivez s’interroge : « Qui sont et où sont les intérimaires dans le Nord - Pas de Calais ? ». Selon une étude de l’Insee, l’effectif intérimaire dans la région a doublé entre 1996 et 2004 pour atteindre le chiffre de 40 400. On notera que « l’intérim concerne avant tout les jeunes » et que dans 80% des cas, le travailleur intérimaire, dans la région, est un homme. « L’industrie est le secteur le plus gourmand en intérim ». Christian Canivez profite de cette étude de l’Insee pour souligner que « Dans une région où le recours à l’intérim est plus élevé qu’ailleurs, le risque d’accident du travail est lui aussi plus élevé ».

On apprendra aussi, sous la plume de Yannick Boucher ( « La Voix du Nord ») que, mercredi dernier, l’outil de financement Finorpa « a signé six conventions s avec différents acteurs du développement économique régional ». Laurie Moniez (« Nord Eclair ») a assisté au Conseil municipal de Lille, hier soir, et rapporte une nouvelle passe d’arme entre la maire Martine Aubry et le chef de l’opposition (UPL) Christian Decocq. Celui-ci estime que Lille 3000 sera un événement « lillo-lillois » contrairement à ce qu’a été Lille 2004. Martine Aubry a eu beau jeu de lui répliquer que, à la Communauté urbaine, « les élus de droite » ont voté contre le vote de la subvention de LMCU pour la parade de Lille 3000. Et elle rassure : « Il n’y aura pas de check point à l’entrée : tout le monde pourra faire la fête avec nous ».

Enfin, Jules Clauwaert (« Nord Eclair ») commente l’annonce faite hier par le Premier ministre à l’occasion de la « Conférence de la famille ». Dominique De Villepin a notamment annoncé la création d’un « congé de soutien familial pour les « aidants » d’un parent dépendant. Pour l’éditorialiste, « C’est dans l’ordre des choses ». Et d’ajouter : « C’est à toute la société qu’il appartient d’entourer ses anciens par toute sorte d’attentions. (…) La solidarité entre générations n’est pas un sujet de dissertation : elle se pratique, elle se vit (…). »

Philippe Allienne


 

 

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