Aujourd’hui dans la presse régionale - Jeudi 31 août 2006

Une infection nosocomiale qui a fait 14 morts dans la région depuis le début de l’année. La nouvelle est d’autant plus choquante qu’elle n’est connue officiellement que depuis hier. L’enseignement belge tire les étudiants au sort pour les inscriptions. Pourquoi pas des financements européens ? demande un responsable. La rentrée scolaire est proche et les bradeux se préparent. Mais la moule -en tout cas son prix- risque d’être triste. Et si, pour égayer cette revue, on parlait de Ségolène ?

INFECTION NOSOCOMIALE - « L’information n’est connue que depuis hier, et forcément, elle fait l’effet d’une bombe. Ainsi prévient Christophe Caron, dans « la Voix du Nord », pour nous apprendre qu’une épidémie de maladies nosocomiale a provoqué -au moins partiellement- la mort de quatorze personnes depuis le mois de janvier dans le Nord - Pas de Calais. La nouvelle fait la Une de « La Voix » comme de « Nord Eclair », mais ce dernier ne fait état que de 12 décès en citant l’Institut de veille sanitaire. Le chiffre de 14 est pourtant celui annoncé hier dans un communiqué de Direction régionale des affaires sanitaires et sociales. De quoi s’agit-il ? « Depuis le mois de janvier dernier, écrit Christophe Caron, une bactérie appelée ’’clodistrium difficile’’ sévit dans le Nord - Pas de Calais, déclenchant une épidémie de diarrhées infectieuses nosocomiales, c’est-à-dire propre au milieu hospitalier. Une bactérie induite par un traitement antibiotique et qui est décrite comme fréquente ». Au total, 227 cas ont été recensés, essentiellement chez des personnes âgées dans quinze hôpitaux où elles étaient, pour la plupart, en court séjour . Les établissements de Valenciennes et, plus encore Lens, seraient particulièrement touchés avec respectivement 41 et 119 cas. Selon la Drass, « le Nord - Pas de Calais est la première région de France où on été signalés des cas groupés ». Pourquoi le Nord - Pas de Calais ? s’interroge « La Voix du Nord : les autorités sanitaires estime que « l’origine de cette redoutable épidémie pourrait être liée à la proximité [de la région] avec des pays déjà concernés [par cette infection] : La Grande-Bretagne, les Pays-Bas et la Belgique ». Le professeur de bactériologie Luc Dubreuil précise qu’elle a également sévi au Canada. Interrogé par Bernard Virel « La Voix », il précise que, « Si c’était un relâchement de l’hygiène, il n’y aurait que quelques cas, là c’est une épidémie. ». Le quotidien ajoute que cette « épidémie serait aujourd’hui jugulée ». Mais « la vigilance demeure de mise dans les milieux hospitaliers »

COQUIN DE SORT ! - Les deux quotidiens régionaux reviennent sur le décret qui vient d’entrer en application en Belgique afin de limiter le nombre d’étudiants étrangers non-résidents. Cette limite est fixée à 30%. et leur attribue des places par tirage au sort » rappelle « Nord Eclair ». « La Voix du Nord » y voit une « roulette belge pour étudiants français ». Nomba Danielle s’est rendue à la Haute école provinciale du Hainaut occidental (HEPHO), à Tournai, et a observé la file, sur des dizaines de mètres, de postulants aux filières kinésithérapie et ergothérapie. « Ils sont pour la grande majorité français, vivent dans le Nord - Pas de Calais, et préfèrent suivre leur cursus dans l’enseignement supérieur en Belgique » écrit-elle. A entendre les arguments de l’un d’entre eux, cela s’explique surtout par les frais de scolarité : 500 euros, frais de dossier compris, au lieu de 2 000 à 3 000 euros en France. « De plus, on n’y entre pas sur concours comme chez nous », ajoute-t-il.
La journaliste de « La Voix du Nord » a rencontré le président-directeur de la HEPHO, Michel Van Konincksloo. Devinez : Avec la nouvelle loi, qui va entraîner une diminution drastique d’étudiants français, « nous risquons de perdre, dans les trois années à venir, 400 étudiants en moyenne » (sur une capacité totale de 1 700 places). Et d’ajouter : « Nous ne sommes pas en mesure de remplacer les étudiants français par les belges dans les mêmes proportion ». Tout repose en fait sur le financement des études. Or, « les hautes études belges sont financées au prorata du nombre d’étudiants [et] le budget du gouvernement pour l’enseignement n’est pas extensible. M. Van Konincksloo préconise que 4 »chaque gouvernement finance les études de ses étudiants. A défaut, qu’il y ait un financement européen ». L’Europe ? Kesako ? Bah, n’y pensons plus.

RENTREE SCOLAIRE, TRAC, REP ET MOCASSINS A GLANDS - A quelques jours de la rentrée, Raphaël Tassart , pour « Nord Eclair », s’intéresse au trac des profs. Du moins le fait-il croire dans son titre. En fait, l’enseignante qu’il a rencontrée a débuté sa carrière il a douze ans à Maubeuge, en réseau d’éducation prioritaire. Peu d’enseignants apprécient cette voie. En fait, précise-t-elle, « je n’ai pas demandé à aller en REP, mais contrairement à d’autres, je n’ai pas demandé non plus à en partir. » Dans le paysage enseignant, elle passe pour une « curiosité », explique Raphaël Tassart. Elle-même se reconnaît un « côté militant » car « toute l’éducation devrait être prioritaire ». Elle se méfie de l’effet ghetto des zones d’éducations prioritaires. En tout cas, écrit notre confrère, elle « ne se voit pas aujourd’hui enseigner le français à des élèves en col blanc et mocassins à glands ». Elle en aurait les boules ?

L’ITINERAIRE D’UNE MOULE - Juste avant la rentrée scolaire, il y la braderie et la fin de parcours pour des tonnes de moules. Sous la plume d’Aurélie Jobart, « Nord Eclair » nous décrit « l’itinéraire d’une moule à consommer »N’imaginez surtout pas, consommateurs insouciants, que celui qui vous vendra la poignée de mollusques lamellibranches sera celui qui les aura nettoyés. Désormais, les commerçants achètent les moules prêtes à consommées. Elles sont grattées et nettoyées de A à Z chez Delta Mossel, dans le village de Yerseke, aux Pays-Bas, nous révèle le quotidien roubaisien. Après une longue préparation, elles prennent le chemin de Lille pour la grande braderie. Cette année, les amateurs auront des surprises. « On parle de 0,50 à 1 euro d’augmentation par rapport à l’an passé (soit 10,50 euros l’assiette en moyenne ». Pourquoi ? En 2004, il y avait moins de naissains, or, « le cycle de la nature demande deux ans à la moule pour qu’elle soit commercialisable ». Ne cherchez pas de précisions de cet ordre dans le supplément que « La Voix du Nord » consacre à la braderie. Certes, c’est de l’info. On vous dit où aller, comment y aller, qui écouter, etc. Mais on ne veut surtout pas vous gâcher le plaisir. Bon appétit.

« C’EST UN SCANDALE ! » - C’est un entrefilet, pêché dans les pages « région » de Nord Eclair », mais qui méritent l’attention. Marie-Noëlle Lienemann, la vice-présidente régionale (PS) chargée de la formation professionnelle, réagit après « la suppression de la rémunération de stage pour les publics les plus en difficulté ». Cette suppression a été annoncée par le gouvernement il y a une semaine. 4 »Ce sont particulièrement les détenus qui s’engageaient dans un parcours de formation professionnelle que seront le plus touchés. Ils ne percevront plus leurs 250 euros mensuels », rappelle « Nord Eclair ». L’ élue socialiste s’indigne et trouve cette annonce « scandaleuse ».« Une fois de plus, dit-elle, le tout répression est mis en avant, les mesures de construction d’un parcours de formation tout au long de la vie sont une nouvelle fois supprimées, alors que la cagnotte fiscale pour 2006 va dépasser les trois milliards d’euros ».

SEGO / SARKO SHOW - Un petit mot sur Ségolène, pour finir ? Il n’y a rien dans la presse régionale. Alors, raccrochons-nous au Nouvel Observateur qui lui consacre neuf pages dans le numéro de ce jour. Autant qu’à Sarkozy. D’ailleurs, ils font tous les deux la couverture. Etonnant, non ? La semaine où ils ont voulu abattre Ségolène ». C’est le titre du dossier dénonçant « les coups bas » et les « petites phrases » prononcées à La Rochelle, lors de l’université du PS, contre la chérie des sondages. Mais pour cette conclusion, nous nous contenterons d’un encadré signé François Bazin et titré « Jack et les bobards ». Jack Lang se fait du souci pour sa candidature à la candidature. « Jeudi 17 août, rapporte « Le Nouvel Obs », Lang a interrompu ses vacances dans le Luberon pour passer la journée, sur la côte, avec Daniel Percheron, l’homme fort du Pas-de-Calais. Message de ce dernier : Ségolène est la femme de la situation ; tu as la légitimité pour tenter ta chance ; fais quand même attention aux effets de cette aventure sur ton ancrage local. Pour qui décrypte le Percheron, cela veut dire : arrête ! ». Ce n’est pas tout. Le 22 août, le député a eu un long tête à tête avec Pierre Mauroy. « Même requête et, au fond, même réponse ». François Bazin explique : « Lang a enfin compris que le scénario du retour de Jospin passait par le retrait préalable de tous les candidats -lui et DSK au premier chef- capables de troubler l’affrontement de l’ex-retraité de Ré avec Ségolène Royal ».

Philippe Allienne


 

 
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