Aujourd’hui dans la presse régionale - Samedi, dimanche et lundi 2, 3 et 4 septembre 2006

La Braderie de Lille, qui a marqué le week-end, n’aura pas fait oublier les dossiers chauds de la région. En tête : l’infection nosocomiale et le jugement, rendu lundi, contre Alstom Power Boilers. Et toujours, mais à Marseille, l’entrée en campagne de Nicolas Sarkozy.

LE WEEK-END DES BRADEUX - Comme de bien entendu, samedi, les deux quotidiens régionaux titraient sur la braderie de Lille. Une « Braderie à la carte » selon « Nord Eclair », qui donnait « tous les bons plans », tout en soulignant que, « cette année, la braderie ne figure pas sur les agendas politiques ». Le quotidien roubaisien expliquait que l’UDF et l’UMP étaient pris avec leurs universités d’été tandis qu’au PS, « Martine Aubry n’a pas souhaité le passage des éléphants ». Ainsi, pouvait-on lire sous la plume d’Elodie De Vreyer, « sauf surprise de dernière minute, toujours envisageable, Dominique Voynet sera la seule personnalité politique extra-régionale à mener campagne dans les allées surchauffées de la braderie ».

Dans son édition de dimanche-lundi, « La Voix du Nord » estimait que « l’esprit de la braderie n’est pas mort, du moment que l’on se donne la peine d’aller à sa rencontre ». « Nord Eclair » préférait titrer « Un petit démarrage », en expliquant qu’avec la réglementation des ventes d’alcool et la mise en place d’itinéraires interdits aux bradeux, la braderie est « de mieux en mieux organisée » depuis quelques années. Cela faisant, « les rues du centre-ville sont restées plus calmes que d’habitude ». Les foules sont plutôt attirées par les vide-greniers de l’Esplanade et les abords du parc Lebas.

Ce lundi matin, le gratuit « Métro » pouvait titrer que « La Braderie a la cote ». Sous la traditionnelle (trop traditionnelle) photo du tas de moules en construction du restaurant « Aux Moules » (que l’on retrouve dans « Nord Eclair »), il écrit que l’« on n’a sans doute pas battu cette année un record d’affluence. N’empêche, le succès de la Braderie ne se dément pas ».

LE JUGEMENT CONTRE ALSTOM - Les journaux du week-end annonçaient le jugement, prévu ce lundi, concernant la société Alstom Power Boilers et l’ancien directeur du site de Lys-lez-Lannoy, pour avoir exposé les salariés à l’amiante. « Le 22 mars, rappelle « Métro » de ce matin, le procureur avait requis la peine maximum : 75.000 euros d’amende à l’encontre de l’entreprise et un an de prison avec sursis contre le directeur, Bernard Gomez. » Il rappelle également que 150 salariés se sont portés partie civile et réclament 10 000 euros chacun de dommages et intérêts. On apprendra dans les quotidiens de demain, mardi, que le procureur a obtenu gain de cause sur presque tout. Dans un communiqué, la maire de Lillle, Martine Aubry écrit que « la décision rendue aujourd’hui par le Tribunal correctionnel de Lille est une décision exemplaire (indemnité maximale et 9 mois de prison avec sursis pour l’ancien directeur de l’usine) et novatrice, puisque pour la première fois, l’ensemble des salariés exposés va bénéficier d’une indemnité de 10.000 euros par personne. ».

INFECTION NOSOCOMIALE ET INDEMNISATION - Après la révélation de l’épidémie de clostridium difficile, la semaine dernière, la question de l’indemnisation des victimes se pose d’ores et déjà. C’est « Nord Eclair », dans son édition de samedi, qui évoque le sujet. Raphaël Tassart rappelle à cet égard l’entrée en vigueur de la loi dite « Kouchner », en mars 2002, qui « prévoit tout un panel de protections et de recours possibles » pour le droit du malade. « Du côté des associations d’aide aux victimes de la région, écrit-il, on se prépare à un afflux de dossiers sur le chapitre "027" » (le germe responsable de l’épidémie). 227 cas, 17 décès et 15 hôpitaux sont concernés. Mais, souligne « Nord Eclair », « la procédure n’est pas simple, et surtout, pas très connue des usagers ». Si la loi existe, « les gens ne savent pas qu’ils ont le droit de contester un soin reçu et que toutes les structures existent pour leur permettre de demander une indemnisation », explique un médecin de la Drass. A Lens -où, soit dit en passant, « La Voix du Nord » de samedi souligne que « l’épidémie ne sera pas sans conséquences sur le fonctionnement du centre hospitalier »- il y en a un qui affiche ouvertement son mécontentement. Il s’agit du maire lui-même, Guy Delcourt. Celui-ci a dénoncé « la faute » des services de l’Etat. Il assure que les élus du Nord - Pas de Calais n’ont pas été « prévenus de l’ampleur de l’infection nosocomiale », rapporte « Nord Eclair ». Pour Raphaël Tassart, Guy Delcourt « semble ignorer qu’une première conférence de presse donnée à Valenciennes lançait déjà l’alerte au mois de mai ». Qu’importe, l’Association Droit des Victimes emboîte le pas du maire et demande au ministère de la Santé de « diligenter une enquête administrative pour déterminer les responsabilités de chacun ».

SARKO ET SA GUEST STAR - Ce lundi matin, c’est encore Sarkozy qui fait l’actualité politique avec l’université d’été de l’UMP qui s’est déroulée à Marseille durant le week-end. Encore que… Comme le fait remarquer le gratuit « Métro », Ségolène Royal est apparue en « guest star ». « Paradoxalement, écrit Alexandre Zalezwski, c’est Ségolène Royal qui a sans doute été, par le biais d’attaques répétées [contre elle], l’autre vedette de l’université d’été de l’UMP (…). En fustigeant de la sorte la présidente du Conseil régional Poitou-Charentes, l’UMP la rend ainsi encore plus incontournable pour le duel de 2007 ». Bizarre. Ces propos en rappellent d’autres : ceux de Pierre Mauroy, pas plus tard que la semaine dernière, après l’université du PS. Il prévenait alors les socialistes anti-ségolistes qu’à force de critiquer la candidate à la candidature, ils risquaient fort d’être contre-productifs…
Nous verrons, dans la revue de presse de mardi, comment la presse analyse le discours de « rupture » de Sarkozy, son attitude face aux jeunes et l’effet Doc Gynéco.

Philippe Allienne


 

 
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