Branle bas de combat pour les journalistes otages et prisonniers d’opinion

Midi, ce lundi 21 octobre, au Club de la presse. Les représentants du comité de soutien Nord France au journaliste marocain Ali Anouzla et les soutiens aux journalistes français retenus en Syrie faisaient cause commune. Les portraits géants de ces confrères ont été déployés sur la façade du Club. Ils resteront accrochés jusqu’à leur libération.

On est toujours sans nouvelles de Didier François, Edouard Elias, Nicolas Hénin et Pierre Torrès, otages en Syrie et, vraisemblablement aux mains de membres extrémistes de l’Armée libre de Syrie (ALS). Le directeur-adjoint du site marocain lakome.com, Ali Anouzla, doit passer en jugement ce mardi 22 octobre. Les membres de son comité de soutien Nord France (Association marocaine des droits humains Nord France, Club de la presse Nord – Pas de Calais, SNJ CGT, Mrap, Ldh, Centre culturel du Monde Arabe (Roubaix) se sont dits très inquiets, d’autant que le site lokome-com a été bloqué par les autorités marocaines. On peut toutefois toujours y accéder à l’extérieur du royaume.

Ludovic Finez (SNJ CGT) a rappelé que la presse et les journalistes sont gravement menacés dans de nombreux pays. Il a notamment cité la Grèce et la Turquie. Abdelatif Imad (AMDH) a souligné que le Maroc est très mal placé dans le classement des libertés de la presse publié par Reporters sans frontière.

Autour des représentants du Mrap (Louisette Faréniaux) et de la LDH (Annick Battalan), les membres lillois de l’AMDH (au centre : le président de la région Nord, Abdellatif Imad).
Un groupe d’étudiants de l’EFAP Lille Europe était présent
Ludovic Finez (SNJ CGT) : L’emprisonnement et l’inculpation d’Ali Anouzla, pour avoir dirigé vers un lien renvoyant sur une vidéo d’Aqmi est particulièrement inquiétante. C’est comme si, en France, on poursuivait un journaliste pour donner une information sur une affaire criminelle.
Le président du Club de la presse, Mathieu Hébert, a rappelé que le Club s’est toujours battu en faveur de la libération des otages et des prisonniers pour délit d’opinion.

 

 

 

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