Coronavirus : la place faite aux femmes pointée du doigt

, par communication@clubdelapressenpdc.fr

La députée LREM des Hauts-de-Seine Céline Calvez a été chargée d’une mission sur la place des femmes dans les médias en temps de crise. Plusieurs situations pointent l’inégalité de représentativité des femmes par rapport aux hommes.

Suite au tollé suscité par la Une du Parisien qui mettait en avant quatre experts masculins, la députée LREM des Hauts-de-Seine Céline Calvez a été chargée d’une mission sur la place des femmes dans les médias en temps de crise. Sa mission est d’analyser la place des femmes expertes dans les médias au sens large en cette période de confinement, la place des femmes journalistes et de formuler des propositions pour s’assurer de leur représentativité.

Selon Marlène Schiappa, secrétaire d’État chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes, « les experts doivent aussi être des expertes, et les femmes ne peuvent être exclues de la réflexion publique ou des représentations publiques. »

Des femmes en première ligne

« C’est un paradoxe : dans cette crise, nous avons de nombreuses femmes en première ligne - des soignantes, des hôtesses de caisse - et on ne les retrouve pas dans les médias et dans les pages, même pas à la dernière page, a déclaré Céline Calvez. Il y a un contraste entre une existence sociale renouvelée et cette dégradation de la place des femmes dans les médias. »

D’autres faits ont également interpellé la députée, comme notamment une photo de Paris Match avec le comité d’analyse autour du Président de la République, où le cadrage de la photo faisait disparaître des femmes qui déjà n’étaient pas très nombreuses dans ce groupe. Autre exemple : un témoignage d’une journaliste qui faisait partie des équipes sport de France Télévisions, qui a pu parler de l’ambiance qui y régnait, où Clémentine Sarlat, qui devait co-présenter Stade 2, n’a pas pu le faire à son retour de congé maternité, dénonçant notamment des « blagues bien lourdes. »

Des hommes interrogés majoritairement

« Nous avons l’impression que sur les invités en plateau télé ou radio il y a une recherche active d’avoir les chefs de service qui vont être plutôt des hommes plutôt que d’autres postes plus ciblés, où on trouverait plus de femmes, et pourquoi ?, s’interroge Céline Calvez. Parce qu’on appelle toujours les mêmes car ils sont dans notre esprit. Quand on parle avec un programmateur de BFM TV pour savoir comment il a l’habitude de contacter ses invités, il vous répond qu’il a contacté celui qui est passé deux heures avant sur LCI. Pourtant, il y a des guides comme le Guide des expertes, un annuaire en ligne regroupant des milliers d’expertes. »

Concrètement, la député a déjà fait une liste des personnes ou organismes à contacter et prépare un travail d’audition qui doit permettre d’échanger. Par ailleurs, la députée va examiner la ressource documentaire des études du CSA et de la mission de Michèle Reiser en 2008 sur l’image des femmes dans les médias. « Ce qu’il faut c’est regarder ce qui se fait dans les autres pays. Au Financial Times quand vous rédigez un article vous donnez automatiquement le nombre d’occurrences de femmes et d’hommes, par exemple », ajoute Céline Calvez.

M.P


 

 

 

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