Coronavirus : les pigistes dans la tourmente

, par communication@clubdelapressenpdc.fr

Tandis que les commandes des rédactions sont de plus en plus annulées, le SNJ, premier syndicat de la profession, réaffirme que les journalistes rémunérés à la pige ne peuvent pas être utilisés comme des variables d’ajustement.

Dans le cadre de la mise en confinement, le travail de nombreux journalistes rémunérés à la pige est mis en difficulté. Des rédactions annulent des commandes dues à des réductions de pagination, à des suppressions d’événements, à des consignes de rédacteurs en chef ou de services RH visant à recentrer le travail sur les seuls journalistes titulaires.

Le SNJ, premier syndicat de la profession, réaffirme que les journalistes rémunérés à la pige ne peuvent pas « être utilisés comme des variables d’ajustement », ni pour réaliser des économies, ni pour être envoyés sur des terrains ou événements où les titulaires auraient refusé de se rendre au nom de leur sécurité.

Des victimes collatérales

Les représentants du personnel SNJ seront vigilants à ce que les journalistes pigistes ne soient pas les victimes collatérales de cette crise sanitaire. « Leurs employeurs doivent leur appliquer les mêmes mesures qu’aux titulaires : arrêt de travail pour les parents d’enfants, chômage partiel quand l’activité de la rédaction se réduit, déclare le syndicat. Le SNJ engagera toutes les démarches nécessaires, auprès des ministères concernés et en justice, pour faire valoir les droits des journalistes rémunérés à la pige. »

De son côté, le gouvernement a annoncé des mesures exceptionnelles pour aider les entreprises et soutenir les salariés (arrêt de travail simplifié, chômage partiel ou total). « Les journalistes rémunérés à la pige sont des salariés. À statut égal, conditions exceptionnelles égales : les élus SNJ veilleront, dans chaque entreprise, à ce que ces mesures s’appliquent aux collègues rémunérés à la pige comme à ceux en poste », ajoute le syndicat.

Une fiche pratique

Le SNJ vient d’éditer une fiche pratique sur l’application de ces mesures. Les journalistes rémunérés à la pige qui rencontreraient des difficultés peuvent se signaler auprès du pôle pigistes (polepigistes snj.fr) et des représentants SNJ de leurs entreprises.

Enfin, le SNJ signalera au ministère de la Culture, au ministère du Travail et aux Direccte les employeurs qui « oublieraient » d’appliquer le chômage partiel aux pigistes ou qui leur refuseraient les arrêts de travail pour garde d’enfants. Le syndicat demandera que les aides à la presse soient supprimées aux entreprises qui ne joueraient pas le jeu et, le cas échéant, s’engagera avec tout pigiste adhérent du syndicat qui souhaiterait entamer une procédure contre ceux de ses employeurs qui auraient refusé de lui appliquer les règles exceptionnelles mises en place pour faire face à la crise du coronavirus.


 

 

 

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