Décès de Jean-Gérard Cailleaux, disparition d’une figure régionale du syndicalisme

, par communication@clubdelapressenpdc.fr

Figure du syndicalisme chez les journalistes, dans les Hauts de France comme au niveau national, Jean-Gérard Cailleaux est décédé dans la nuit du 23 au 24 octobre à l’EHPAD de Neuville-Saint-Rémy où il avait été admis en résidence depuis quelques mois, lorsque, à la suite d’une chute son état de santé s’était sérieusement dégradé. Il venait d’avoir 68 ans.

Jean-Gérard Cailleaux était né le 25 avril 1950 à Arras où il avait fait ses études au lycée Robespierre. Il devait manifester par la suite une certaine fidélité au révolutionnaire arrageois puisqu’il était membre de la société des Rosati. A la fin du XVIIIe siècle, Maximilien Robespierre avait, lui aussi, fait partie des Rosati d’Arras de l époque. Jean-Gérard Cailleaux était devenu le directeur de publication de la revue que cette société éditait et dont il avait reçu la Rose d’Or en 2017 au titre de ses nombreuses années d’engagement. On y cultive avec art et poésie l’amour de la vie et de ses plaisirs. Ce qui correspondait parfaitement à ce que l’on connaissait de lui.

Même s’il aimait les chiffres, il a préféré le journalisme aux mathématiques. Et il est entré à la Voix du Nord en mars 1974. La carte de journaliste professionnel qui lui est alors délivrée par la CCIJP, porte le numéro 34 616. A la Voix du Nord, il a accompli la majeure partie de sa carrière de journaliste professionnel dans le Pas-de-Calais. D’abord à l’agence de Henin-Beaumont puis à Liévin et à Arras, où il suivait notamment l’actualité du Conseil général du département. C’est à Douai qu’il achèvera son parcours professionnel à La Voix du Nord. Ill quittera le journal en juin 2003 dans le cadre de l’une des premières vagues de départ en clause de cession liées aux nombreux changements de propriétaire que le grand quotidien régional du Nord de la France a connus au cours des deux dernières décennies.

A La Voix du Nord, il a très vite rejoint la section syndicale CFDT qui avait été créée en novembre 1974, quelques mois après son embauche. En 1981, lors du congrès de Toulouse du SJF-CFDT, il fut élu comme délégué suppléant du Nord au titre des sections avant d’être élu titulaire deux ans plus tard lors du congrès de Strasbourg. Il fut l’une des chevilles ouvrières du congrès du SJF-CFDT de 1985, qui se déroulait à Arras, C’est à l’occasion de ce congrès qu’il fit son entrée au bureau national du SJF et qu’il fut nommé trésorier, du fait de son appétence pour les chiffres.

En 1985, Jean-Gérard a également participé à la création du syndicat régional inter catégorie SILAC Nord – Pas-de-Calais, où il s’est occupé des finances de la branche journalistes. Il faisait partie du conseil syndical du SILAC Nord – Pas-de-Calais qui fédérait des salariés de l’information du Livre et de la Culture. Parallèlement, dans le cadre des activités syndicales, il participa à de nombreuses négociations paritaires en presse quotidienne régionale et hebdomadaire et à plusieurs commissions paritaires arbitrales.
Lorsque le SJF-CFDT sera dissous au début des années 90, il est élu au bureau de l’union syndicale des journalistes CFDT créée dans la foulée et, en octobre 2004, ce fut lui qui présenta le rapport financier de l’assemblée générale de Strasbourg.
Quelques mois plus tard, alors qu’il était en situation de recherche d’emploi, il fit partie du groupe de militants journalistes qui, pour cause de désaccord sur la politique syndicale, ont quitté la CFDT pour rejoindre la CGT.

Au premier congrès du SNJ-CGT, qui suivit son adhésion, Jean-Gérard fut élu au bureau national comme secrétaire national adjoint en charge des finances. Par la suite, il fut embauché comme permanent du SNJ-CGT, il occupa notamment le poste de secrétaire de rédaction du magazine « Témoins du 1er novembre 2008 au 31 décembre 2013, période pendant laquelle il faisait quotidiennement le trajet Cambrai – Montreuil..

Journaliste honoraire depuis le 22 janvier 2015, notre confrère avait pris sa retraite depuis le 1er janvier 2014 et continuait à s’occuper bénévolement de la publication des Rosati jusqu’à ce que son état de santé ne le lui permette plus.

Jean-Gérard laisse le souvenir d’un homme qui aimait la vie, tout en cultivant volontiers la discrétion (le pseudonyme qu’il avait choisi au début des années 2000 était « Gens de Bucquoy »), ce qui n’empêchait pas l’efficacité et la compétence. Dévoué et fidèle en amitié, ceux qui l’ont connu gardent en eux, par-delà les divergences d’appartenance syndicale, la mémoire d’un camarade agréable et d’une rare gentillesse, toujours prêt à rendre service.

A son épouse Michèle et à sa famille, le Club de la presse des Hauts de France présente ses sincères condoléances auxquelles s’associent l’USJ CFDT et le SNJ-CGT.

Les funérailles de Jean-Gérard Cailleaux auront lieu ce lundi 29 octobre 2018, à 14 h 30, en l’église Saint-Léger de Ribecourt-la-Tour, suivie de l’inhumation dans le caveau de famille de Bucquoy (62). Réunion à l’église à 14 h 15.

Alain Goguey

De nombreux témoignages ont été transmis au Club de la presse Hauts-de-France par les amis, confrères et anciens collègues de Jean-Gérard Cailleaux :

Merci pour la transmission de la pénible information. Je l’ai reçue lors d’un groupe de travail de la CPNEJ, commission que Jean Gérard a fréquenté de nombreuses années au sein du bureau. Quelle triste fin !
Christian Garitte

Des pensées amicales et affectueuses, pour Jean-Gérard, parti trop tôt, trop vite, pour son épouse, et pour vous tous, camarades fidèles.
Michel Van Parys

Je garderai de lui le souvenir d’un ancien et joyeux compagnon de route professionnel et syndical, et d’un ami au parler vrai.
Fernand Rolet

Très triste aussi pour Jean-Gérard, pour cette vie qui s’est terminé dans la souffrance et le mal être. Je garde le souvenir de nos années de militance commune, à La Voix du Nord et au syndicat national.
Yves Smague

Jean-Gerard Cailleaux un confrère, un camarade, un ami s’en est allé
Jean-François Cullafroz


 

 

 

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