Interrogé sur LCI, Etienne Mougeotte, directeur de la rédaction du Figaro, avait expliqué que les journalistes avaient refusé d’être pris en charge par le Croissant Rouge et le Comité international de la Croix Rouge. Selon Alain Juppé, le pouvoir syrien s’était opposé à la venue à Homs de l’ambassadeur de France. La sortie vers le Liban a donc été menée clandestinement par les opposants au régime. Une voie qui avait été utilisée quelques jours auparavant pour deux autres journalistes, l’espagnol Javier Espinosa, reporter du quotidien El Mundo, et le britannique Paul Conroy, photographe pour le Sunday Times. Une exfiltration dangereuse au cours de laquelle treize insurgés auraient trouvé la mort suite à des bombardements.
De retour en France, la journaliste du Figaro est revenue sur les conditions de l’exfiltration et sur le rôle joué par les insurgés de l’Armée syrienne libre. Ces derniers ont ramené les deux journalistes français au Liban par des chemins de montagne. "Ils se sont vraiment mis en danger pour nous", rapporte Edith Bouvier dans son récit. Des éclaireurs connaissant les routes et chemins détournés ouvraient le chemin. Il a fallu changer plusieurs fois de véhicules.
Une première tentative d’exfiltration, en empruntant un tunnel, avait échoué. Une fusillade avait éclaté à la sortie de la galerie et avait obligé les journalistes et les rebelles à rebrousser chemin. A présent, tous les journalistes étrangers ont quitté Homs.
Le Club de la presse Nord – Pas de Calais se félicite de l’issue finalement heureuse pour Edith Bouvier et William Daniels. Il tient à saluer le courage des journalistes et de ceux qui les ont accompagnés et protégés.
N.B.






































































