Vendredi, les médias avaient pris le relais : toute la journée, les chaînes de télévision hertziennes affichaient un logo rappelant le 100e jour de captivité de F. Aubenas et H. Hanoun. Les quotidiens étaient invités à mettre ce logo en « une » et les sites internet à arborer une bannière. Sur les radios, c’est un "jingle" lu par le journaliste de RFI Christian Chesnot, ex-otage en Irak, qui a rythmé ce jour anniversaire.
Une pétition lancée par le comité de soutien a été remise à Jacques Chirac, Jean-Pierre Raffarin et Michel Barnier. "Nous attendons des autorités françaises une issue rapide. Leur liberté, c’est la nôtre", a expliqué le comité. Des autorités qui restent très discrètes puisque, le 3 avril, Michel Barnier, ministre des Affaires étrangères, a évoqué des « preuves de vie », sans donner plus de détails. Quelques jours plus tôt, Jean-Pierre Raffarin avait fait état d’informations « rassurantes » sur le sort des otages.
À Bagdad, les journalistes irakiens se disent solidaires de leur consoeur française Florence Aubenas. Mais certains déplorent le peu de cas fait de ceux, nombreux parmi eux, qui payent un lourd tribut à la violence. Jabbar Sattar Machhadani, rédacteur en chef du quotidien Al-Charqia et correspondant de la télévision koweïtienne, juge plus que jamais nécessaire la présence des correspondants étrangers en Irak, estimant qu’ils contribuent « plus que la presse irakienne à informer le monde de la souffrance des Irakiens ».
P.Allienne






































































