Hollande et la presse : Service minimum selon le SNJ CGT (21 janvier 2013)

Le SNJ-CGT n’est pas tendre avec le président de la République après la présentation par celui-ci de ses vœux à la presse.

Ainsi, le syndicat « s’étonne de la vacuité des propositions » de François Hollande qui, après avoir « rappelé quelques principes généraux comme l’indépendance ou le pluralisme () n’a pas eu un mot pour expliquer comment et quand son gouvernement prendra les mesures devant assurer indépendance et pluralisme ». Il s’inquiète d’un « flou » d’autant plus « inquiétant » que « le président de la République a repris tous les arguments patronaux sur la prétendue crise conjoncturelle et structurelle de la presse ».

Selon le SNJ-CGT, un seul « point positif » se dégage de la prestation de François Hollande, « quand il a évoqué la réforme des aides à la presse pour faire porter l’effort de l’Etat sur la presse politique et générale. En revanche, alors qu’il y a urgence, si la ministre de la Culture et de l’Information doit présenter cette réforme en 2013, le président de la République n’a pas pris d’engagement sur la date du vote de la loi ». De même qu’il n’a « pas eu un mot » pour la situation à l’AFP et dans l’audiovisuel public, France Télévisions en particulier.

En conclusion, le syndicat relève que « François Hollande a rappelé qu’il aimait la presse, mais aussi les journalistes, qui, prétend-il, le lui rendent bien (quel aveu !). Certes, mais pour le SNJ-CGT cette déclaration d’amour ne saurait suffire à rassurer une profession aux abois et largement sinistrée et qui ne se reconnaît pas dans les politiques rédactionnelles imposées par des directeurs de rédaction tous choisis pour leur dévouement à leurs patrons et au néo-libéralisme. Le SNJ-CGT saura rappeler au président de la République les nécessaires réformes pour rétablir le pluralisme, garantir l’indépendance des rédactions et imposer un nouvel esprit public de l’information ».

Hollande et la presse :
Service minimum !

Le SNJ-CGT s’étonne de la vacuité des propositions du président de la République telles qu’elles ont été exprimées lors de la cérémonie (convenue) des vœux à la presse.

Si François Hollande a rappelé quelques principes généraux comme l’indépendance ou le pluralisme, il n’a pas eu un mot pour expliquer comment et quand son gouvernement prendra les mesures devant assurer indépendance et pluralisme.

Il est resté dans un flou inquiétant, d’autant que le président de la République a repris tous les arguments patronaux sur la prétendue crise conjoncturelle et structurelle de la presse.

François Hollande se trompe, en effet, quand il soutient qu’Internet et la gratuité sont les seules causes de cette crise de la presse écrite et que les entreprises font des « sacrifices importants » pour mener à bien une prétendue « transition numérique ».

Ceux qui font des sacrifices sont les salariés et les journalistes. Pas les patrons de presse, pour la plupart à la tête de groupes industriels, et dont les profits les mettent à l’abri de la crise.

Egalement préoccupantes, les déclarations du président de la République à propos de Presstalis, appelant les salariés à la résignation au nom de la liberté de la presse.

Le SNJ-CGT n’a retenu qu’un point positif dans la prestation de François Hollande, quand il a évoqué la réforme des aides à la presse pour faire porter l’effort de l’Etat sur la presse politique et générale. En revanche, alors qu’il y a urgence, si la ministre de la culture et de l’information doit présenter cette réforme en 2013, le président de la République n’a pas pris d’engagement sur la date du vote de la loi.

On aura remarqué, enfin, qu’il n’a pas eu un mot pour évoquer la situation à l’AFP et dans l’audiovisuel et, notamment, dans l’audiovisuel public. Présenter ses vœux à la presse et ignorer les plans de départ de centaines de salariés et le rabotage des aides publiques est plus qu’une faute ; les oublis du président de la République sont particulièrement préoccupants pour France Télévisions.

François Hollande a rappelé qu’il aimait la presse, mais aussi les journalistes, qui, prétend-il, le lui rendent bien (quel aveu !). Certes, mais pour le SNJ-CGT cette déclaration d’amour ne saurait suffire à rassurer une profession aux abois et largement sinistrée et qui ne se reconnaît pas dans les politiques rédactionnelles imposées par des directeurs de rédaction tous choisis pour leur dévouement à leurs patrons et au néo-libéralisme. Le SNJ-CGT saura rappeler au président de la République les nécessaires réformes pour rétablir le pluralisme, garantir l’indépendance des rédactions et imposer un nouvel esprit public de l’information.

Montreuil, le 18 janvier 2013
SNJ-CGT


 

 

 

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