Jean-Marie Diricq : disparition d’une grande plume

Le journalisme perd une grande plume avec la disparition de Jean-Marie Diricq le 30 mai. Originaire de Roubaix, entré au quotidien communiste Liberté en 1961, à l’âge de 16 ans, il en fut le dernier rédacteur en chef de 1989 à 1992. A la liquidation du quotidien, « ces jours douloureux de juillet 1992 qui restent… comme une plaie ouverte » comme il l’écrivit dans le hors-série des 60 ans du titre Liberté, ses compétences mais aussi la pédagogie furent appréciées un peu partout en France.

Jean-Marie Diricq en 1987

Homme de conviction, Jean-Marie Diricq avait appris à penser par lui-même et ne s’en privait pas. Autodidacte accompli, épris de culture, journaliste au sens critique aigu, une plume appréciée et largement reconnue, dont la pertinence et l’autorité étaient incontesté en particulier en tant que critique du spectacle vivant. « Nous avons toujours considéré Liberté comme un objet de culture et ses journalistes comme des agitateurs d’idées », écrivait-il encore dans le hors-série de 2004, à la présentation duquel il participait le 6 septembre de cette année-là au Club de la presse Nord-Pas de Calais.

Les funérailles de Jean-Marie Diricq auront lieu le mercredi 3 juin, à 11 heures, au crématorium bétunois de Vendin-les-Béthune.

Jean-Marie Diricq était au Club de la presse en septembre 2004 pour présente le numéro spécial consacré aux 60 ans de Liberté

 

 

 

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