Journalistes et médias, premières cibles du candidat Zemmour

, par ClubdelaPresseHDF

Depuis qu’il s’est déclaré candidat, Eric Zemmour multiplie les meetings dans lesquels de nombreuses tensions et des agressions physiques à l’encontre des journalistes sont à déplorer.
Le Club de la presse Hauts-de-France apporte son soutien à l’ensemble des journalistes et des médias visés par cette vague de haine et dénonce ce comportement totalement inadmissible.

C’est dans la perspective du 1er tour des élections présidentielles le 10 avril prochain que les candidats à la succession d’Emmanuel Macron enchaînent les prises de parole et les meetings qui pimentent le débat politique, notamment l’ancien polémiste Eric Zemmour.

A l’initiative de SOS Racisme et à l’appel de Martine Aubry, plusieurs centaines de manifestants se sont réunis place de la République à Lille pour signifier à Eric Zemmour qu’il n’était pas le bienvenue.

Lors de son meeting à Lille, Eric Zemmour, venu présenter son programme pour le pouvoir d’achat a lancé une nouvelle charge contre ce qu’il appelle « les médias de gauche ». "Les Français n’ont pas besoin de médias de gauche qui les détestent. Ils n’ont pas besoin de financer la propagande immigrationniste, woke et décoloniale de France Inter, qui n’hésite pas à insulter les Français qui ne pensent pas comme eux" martèle t-il. Il promet, s’il est élu, la privatisation du service public de l’audiovisuel et par voie de conséquence la suppression de la contribution à l’audiovisuel public. Des propos qui ont fait réagir Sybil Veil, PDG de Radio France qui s’est exprimée dans un communiqué et « appelle à la responsabilité dans cette campagne électorale afin que ce moment important pour notre démocratie se déroule de manière respectueuse. »

Au même moment, une reporter d’images de la chaîne LCI s’est fait cracher au visage par un militant. La Société des journalistes (SDJ) de LCI a, lors d’un tweet, demandé à « tous les candidats » d’ « assurer réellement la protection des journalistes qui couvrent la campagne ».

Rappelons qu’à son premier meeting à Villepinte le 5 décembre, suite à son échange musclé avec le journaliste de TF1 Gilles Bouleau, le fondateur du parti Reconquête a fait huer la presse et plusieurs journalistes de l’émission de télévision "Quotidien" ont dû sortir temporairement de la salle : pourtant légitimes et accrédités par l’équipe d’Eric Zemmour (ils étaient ce jour là au total 449 journalistes accrédités selon le quotidien Libération), ils ont été violemment pris à parti et harcelés par les partisans du candidat d’extrême droite.

Par ailleurs, une dizaine de militants de l’association SOS Racisme qui ont tenté de mener une action non-violente au début de son discours, ont été violemment pris à parti par d’autres participants et selon l’AFP deux d’entre eux ont même été blessés.

Eric Zemmour, qui n’était pas encore candidat le 20 octobre dernier en visite au salon international sur la sécurité, n’a pas hésité à pointer un fusil d’assaut sur des journalistes.


 

 

 

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