L’Afdas explique le droit à la formation des journalistes

, par Faouzia

Vendredi 4 mars, le Club de la presse a reçu Emmanuelle Lamandé, représentante de l’Afdas dans le cadre des réunions club Emploi pour répondre aux interrogations des pigistes sur leur droit à la formation et comment mobiliser leurs financements.

Opérateur de compétences (OPCO) des secteurs de la culture, des médias, de la communication, des télécommunications et bien d’autres secteurs, l’Afdas est aussi un organisme gestionnaire du fonds de formation des artistes-auteurs.
C’est un réseau de douze délégations régionales qui permet d’accompagner les particuliers dans leur choix de formation et le mode de financement, mais aussi les entreprises pour professionnaliser leurs équipes et financer leurs projets.
 L’OPCO a plusieurs missions qui permettent aux journalistes pigistes d’anticiper l’évolution du métier et suivre sa mutation.
Créé en 1972 à l’initiative des organisations professionnelles du spectacle vivant, l’organisme accompagne aujourd’hui les pigistes notamment sur quatre filières prioritaires de formation : le journalisme, la conception médiatique, l’image et tout récemment l’éducation aux médias.

Carte de journaliste valide
L’éligibilité du journaliste à ces formations est conditionnée à la détention d’une carte de journaliste valide ainsi qu’un bulletin de pige valides dans les douze derniers mois précédent la demande de financement.
Emmanuelle Lamandé précise que la gestion mutualisée au niveau national permet au pigiste qui souhaite évoluer dans le cadre de son métier de bénéficierd’un forfait annuel défini par les organisations professionnelles dans la limite de 4000€.
 Plusieurs formations sont au programme : le data journalisme, l’écriture journalistique, la vidéo, la sécurité etc. Le pigiste peut également accéder à d’autres formations diplômantes ou acquérir des compétences transversales.
Pour cela une commission est mise en place pour étudier le projet et les besoins du journaliste.

Une liste d’organismes certifiés
Le site Internet de l’Afdas dispose d’une liste d’organismes certifiés, Qyaliopi, qui proposent des formations à destination des pigistes sous plusieurs formats, en présentiel ou à distance. Un service d’aide à la recherche de formation dédié permet de mieux orienter le demandeur selon son projet.
Si la demande de financement est acceptée, l’OPCO se met en contact direct avec l’organisme pour la prise en charge totale ou partielle de la formation. Des remboursements des frais de déplacement à hauteur de 300€ et 400€ pour l’hébergement sur présentation de justificatifs, sont également possibles.
Le journaliste peut payer le reste à charge si le taux horaire est supérieur à celui fixé par l’Afdas ou bien faire appel à d’autres financeurs, Pôle emploi ou la Région si la personne a également un statut demandeur d’emploi.
Une allocation formation et des frais de transport et d’hébergements peuvent être pris en charge par l’AFDAS, selon les conditions en vigueur.
Le journaliste pigiste dispose par ailleurs d’un compte personnel de formation (CPF) qu’il peut mobiliser pour financer des formations certifiantes.

Une plateforme dédiée
Une plateforme Mya, accessible via le site Internet de l’Afdas, permet de déposer la demande de prise en charge et les demandes de remboursement de frais (hébergement et déplacement) et de suivre l’avancement du dossier. Notez bien que ce dernier doit absolument contenir : le devis et le programme de la formation, un CV, une lettre de motivation, une copie de la carte de journaliste et un bulletin de pige des 12 derniers mois.
Pour les pigistes qui n’ont pas encore la carte de journaliste, le CPF semble le mieux adapté à mobiliser pour une formation certifiante. Chaque salarié dispose d’au moins 500€ par an jusqu’à une limite de 5000€. 
 
« En ce qui concerne les reconversions », poursuit l’invitée du Club, « un dispositif d’Appui Conseil Carrière souple et adapté aux besoins du pigiste est proposé et animé par des conseiller.es spécialistes des secteurs de la presse ».
Les pratiques digitales deviennent la norme, pour s’adapter à cette évolution, la personne peut assister à des ateliers en présentiel ou en distanciel - liés à la recherche d’emploi et des web conférences thématiques, qui permettent de mieux comprendre les attentes du marché et des employeurs.
 
Emmanuelle Lamandé précise que pour toute personne souhaitant changer de métier, le dispositif « Projet de Transition Professionnelle - PTP », permet le financement d’une formation diplômante ou certifiante et notamment, notamment pour les métiers prioritaires sur les différents bassins d’emploi du territoire ( un exemple : le métier d’aide-soignante).


 

 

 

La Vie du Club

ESPACE PRESSE