L’agence Nep, fournisseur du 13h et du 20h de TF1, fête ses trente ans

, par communication@clubdelapressenpdc.fr

L’agence NEP (groupe Rossel/Voix du Nord), fête cette année son 30e anniversaire, une date de naissance qui coïncide avec les débuts de Jean-Pierre Pernaut à la présentation du 13 heures. Les deux événements sont liés, en effet la Voix du Nord a été le premier groupe de PQR à signer un accord avec la chaîne du groupe Bouygues qui cherchait alors un ancrage local pour mieux présenter l’actualité régionale.

Aujourd’hui encore, le nom NEP est peu connu du grand public, pourtant les images produites par les 20 journalistes que compte l’agence de presse se retrouvent sur les écrans de TF1, LCI, Cnews et Wéo. Ensemble, ils couvrent un grand secteur Nord, qui regroupent les Hauts-de-France, la Normandie et la Belgique. Lors d’une visite de la rédaction organisée par le Club de la presse, Sébastien Hembert et Marion Fiat, journalistes, ont partagé leur quotidien et leur passion pour l’actualité.

La « ligne Pernaut »

Sébastien Hembert en pleine discussion avec les adhérents du Club de la presse

Même s’ils ne font pas partie de la rédaction de TF1, les journalistes de NEP sont en contact permanent avec Paris pour alimenter les journaux de 13h et de 20h. Il y a des incontournables évidemment, « L’actualité commande : social, météo… on ne décide de rien, on couvre » résume Sébastien Hembert, mais l’équipe régionale reste à l’affût pour détecter et proposer des sujets. Les deux éditions ont en effet des lignes éditoriales très différentes. Le rendez-vous de mi-journée est plus familial et axé sur les territoires, celui de début de soirée plus orienté vers l’actualité nationale et internationale, la politique… Une complémentarité qui réussit à la chaîne qui revendique le titre de 1re chaîne d’information d’Europe, avec notamment 50 % d’audience le midi.
Le succès du 13 heures s’est bâti sur ce que Sébastien Hembert appelle la « ligne Pernaut », à savoir : éviter les sujets institutionnels, éviter de politiser les sujets, pas d’élus, pas de faits divers. Le présentateur, décrit comme « hyper investi », contacte régulièrement ses correspondants pour leur demander de raconter la région et comment l’on y vit : les talents, les difficultés, le travail, les fêtes… Les journalistes ont une vraie capacité de proposition, mais en gardant à l’esprit qu’il faut s’adresser à toute la France, les sujets doivent donc avoir une dimension universelle ou présenter une initiative locale exemplaire. La vente de maison à 1 euro à Roubaix est un exemple typique d’un sujet local à retentissement national réalisé par NEP TV. 

Moins de « hard news »

Et une fois que l’idée de sujet est trouvée, sous quel angle sera-t-il traité ? Avec la généralisation des smartphones et tablettes, les chaînes ont perdu la bataille du « hard news ». Pour maintenir les audiences, TF1 a été forcé de renouveler son approche. Sur le terrain, les journalistes se sont adaptés à une bascule du contenu éditorial du « tout actu » vers d’autres formes de sujets tournés vers les tendances, la consommation.

Cela se ressent sur l’organisation du travail, avant 90 % des sujets étaient tournés et diffusés le jour même, la proportion est désormais de 50 %. Ces sujets « air du temps » demandent plus de travail et font évoluer la place du journaliste. Celui-ci est désormais plus visible et il se met en scène dans des rubriques récurrentes telles que « J’ai testé pour vous », « 4 à table », « Made in France ». Instaurer des rendez-vous a été l’une des solutions pour fidéliser les téléspectateurs. Le sujet qui clôture le 13 heures en est une autre illustration. Deux fois par semaine les téléspectateurs ont droit à des reportages de 3 à 4 minutes proposant des découvertes, un format rarissime auparavant. Ces reportages sont des produits d’appel, « teasés » en début de journal, pour garder le téléspectateur jusqu’à la fin.*

Seul regret de Sébastien Hembert, la culture trouve difficilement sa place à l’antenne. Si elle est peu traitée, c’est parce que les audiences ne « suivent pas ». La récente réouverture du musée La Piscine à Roubaix, qui remporte un grand succès par ailleurs, n’a par exemple pas été couverte

Comment proposer un sujet ?

La rédaction de Nep TV

Comme dans toutes les rédactions, les journalistes de NEP reçoivent chaque jour énormément de sollicitations. Alors comment se démarquer ? « Ça se joue sur la qualité de la relation » explique Sébastien Hembert, comprendre que les communicants doivent faire l’effort de contacter directement les journalistes et leur faire des propositions tout en gardant à l’esprit que les reportages télés doivent respecter de nombreux impératifs. « Il faut une actu et il faut trouver un angle » explique Marion Fiat, « le téléspectateur doit être étonné ». La journaliste recherche donc ce qui est « concernant, remarquable, d’intérêt général » et sur la forme « il faut élargir, varier les séquences, bouger ». S’ajoutent à cela les contraintes du CSA : obligation de citer plusieurs entreprises d’un même domaine, pour éviter la publicité déguisée, interdiction de la représentation de l’alcool et du tabac…

NB

Les chaînes d’info en continu :

LCI est la « petite sœur de TF1. De fait, de nombreux reportages réalisés pour TF1 sont également diffusés par la chaîne d’information continue. Elle se distingue de ses concurrentes par une ligne éditoriale différente, condition imposée lors de l’accès à la diffusion par la TNT, qui inclut deux JT par heure et beaucoup de débats.
Sur Cnews, chaîne du groupe Canal+, la seule ligne c’est l’information, en concurrence avec BFM Tv, France info… Un journaliste de NepTV travaille exclusivement pour la chaîne.


 

 

 

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