L’ONU dénonce la répression des médias pendant la pandémie

, par communication@clubdelapressenpdc.fr

La Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme pointe du doigt les pays qui profitent de la crise sanitaire pour arrêter des journalistes et censurer les médias indépendants.

La Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, Michelle Bachelet, a critiqué les pays profitant de la crise sanitaire pour arrêter des journalistes et censurer les médias indépendants. « Des médias libres sont toujours essentiels, mais nous n’en avons jamais eu autant besoin que durant cette pandémie, alors que tant de personnes sont isolées et craignent pour leur santé et leurs moyens d’existence, a-t-elle déclaré. Une information crédible, fiable est une ligne de vie pour nous tous. »

L’organisation International Press Institute (IPI) a dénombré 130 cas d’atteinte aux droits de la presse dans le monde depuis l’apparition de l’épidémie. Il s’agit notamment de mesures de censure, de limitation de l’accès à l’information et de dispositions légales contre la désinformation jugées excessives.

40 journalistes arrêtés

Quelques 40 journalistes ont été arrêtés ou poursuivis pour avoir mis en cause la gestion de la pandémie par leurs pays ou le bilan officiel du nombre de cas et de décès. Des journalistes ont également disparu et des médias ont été fermés.

Enfin, le haut-commissariat a aussi regretté que les déclarations de certains dirigeants « aient nourri un contexte hostile » à l’égard des journalistes, mettant en danger leur sécurité et dégradant leurs conditions de travail.

M.P


 

 

 

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