La crise dans les médias se durcit

, par communication@clubdelapressenpdc.fr

Du fait de la crise sanitaire, l’effondrement du marché publicitaire a entraîné des licenciements, mesures de chômage partiel et baisses de salaires des dirigeants. Les Etats-Unis sont particulièrement touchés.

Malgré un fort intérêt des lecteurs pour l’information, l’effondrement du marché publicitaire a pesé pendant la crise sanitaire. Les licenciements, mesures de chômage partiel et baisses de salaires des dirigeants se sont multipliés dans les médias.

De nombreux titres (Le Parisien, La Nouvelle République, Centre-Ouest) ont placé des salariés en chômage partiel, notamment dans les services dont l’actualité a été réduite par la pandémie. Les médias sportifs comme L’Equipe y ont aussi eu largement recours, suite à l’interruption des compétitions. Le quotidien Paris-Normandie, déjà en difficulté, a été placé en liquidation judiciaire.

TF1 a placé un tiers de ses effectifs en chômage partiel en avril. BFMTV/RMC vient d’annoncer un plan social qui vise notamment à diviser par deux le recours aux intermittents, aux pigistes et aux consultants. Du côté des radios, 90% des stations indépendantes ont eu recours au chômage partiel au mois d’avril. Cette mesure devrait être maintenue pour un tiers des radios jusqu’à fin août pour retrouver l’équilibre.

Une crise sans précédent

Aux Etats-Unis, la crise des médias est sans précédent. Plus de 36 000 employés des médias d’information américains, aux effectifs déjà réduits ces dernières années, ont été concernés par des réductions de coûts. NBC/Universal a diminué de 20% les plus hauts salaires.

Le groupe Conde Nast (Vogue, Wired, ou le New Yorker) a annoncé le licenciement d’une centaine de salariés sur 6 000. La magazine Fortune a licencié 35 salariés, soit un dixième de ses équipes, et réduit de 30% le salaire de ses dirigeants. A travers le pays, une quarantaine de publications locales ont annoncé un total d’au moins 373 licenciements.

Le groupe propriétaire du Los Angeles Times, principal quotidien de la ville qui a perdu plus d’un tiers de ses revenus publicitaires et s’attend à en perdre plus de la moitié dans les mois à venir, a mis en disponibilité une quarantaine d’employés parmi les fonctions support.

L’information en ligne touchée

L’information en ligne ne se porte pas mieux, avec 300 emplois perdus aux Etats-Unis. Le groupe Vice Media va licencier 55 salariés aux Etats-Unis et 100 à l’international.

Au-delà de la crise sanitaire, les Gafa, géants du web, sont accusé d’être une menace pour l’information en ligne et de ne prendre pas seulement une plus grande part du gâteau mais le gâteau en entier, entraînant la perte de dizaines de milliers d’emplois dans le journalisme.

Pour certains, la crise est l’occasion d’accélérer la transition vers un modèle économique par abonnement, plus stable. C’est le cas du site américain d’information économique Quartz qui va licencier environ 40%" des effectifs, principalement dans la régie publicitaire.


 

 
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