Le Noël du Club 2006 avec l’association AJS

Un Club solidaire

La création du Club de la Presse Nord - Pas de Calais, voici bientôt 15 ans, avait pour but de
permettre à nos professions, de journalistes dans un premier temps, de communicants ensuite, de se
rencontrer, de débattre, voire d’agir ensemble, d’être solidaires, dans le cadre associatif qui est le
sien.
L’organisation depuis 1999 de ce que l’on appelle désormais le « Noël du Club » concrétise cette
volonté de solidarité. Il s’agit de mettre en évidence une association ou une action disposant de peu
de moyens, de lui permettre d’être mieux connue voire de sortir de l’anonymat, mais aussi de l’aider
financièrement. Ceci explique que le Noël se déroule à la fois sous la forme d’une campagne de
presse et d’une soirée festive tout à la fois.
Cette année, le choix de l’action « Parole de femmes » de l’association dunkerquoise AJS, que vous
découvrirez dans ce dossier, nous semble particulièrement bien symboliser le sens que nous voulons
donner à cette initiative. Journalistes et communicants, sur des registres différents, n’avons-nous
pas pour vocation d’informer, de révéler mais aussi de donner la parole et, ce faisant, de contribuer
à une meilleure expression et connaissance des citoyens, à la démocratie ? Cela rejoint bien les
objectifs d’une action qui veut permettre à des femmes de quartiers populaires de s’exprimer mais
aussi, comme le souligne la directrice de l’association, de « devenir actrices de leur vie ».

Marc Dubois
Président du Club de la presse
Nord - Pas de Calais

Mardi 5 décembre 2006
au Crowne Plaza, Lille
à 19h00
pour soutenir l’action « Parole de femmes »

Ce « Noël du Club » 2006 permettra de soutenir l’action « Parole de femmes » de l’association
« AJS, le bon emploi de la solidarité ». Celle-ci succède aux « Restos du Coeur », « SOS Hépatites,
Jules Ferry » (1), « B comme Avenir » (2), la SEVA (3), le projet « Gréement » de la Boutique de l’Insertion
à Dunkerque de l’association AAE (4), « VML, Vaincre les Maladies Lysosomales ».
La promotion de l’association choisie est faite à l’occasion d’une conférence de presse, ce 28
novembre à Dunkerque, et d’une soirée de gala au Crowne Plaza à Lille, le 5 décembre. Les recettes
de cette dernière (entrées et tombola) et les contributions des généreux donateurs qui ont accepté
d’accompagner le Club par leur propre contribution financière seront remises à l’occasion d’un troisième rendez-vous dans le cadre des « Lundis du Club », le 18 décembre 2006.

Nous vous invitons à faire plus ample connaissance avec l’action « Parole de femmes » et l’association AJS.

(1) Association de parents d’handicapés
(2) association qui s’attache à créer des jardins familiaux au Brésil
(3) association pour la solidarité, l’éducation, les valeurs humaines et l’assistance
(4) service spécialisé dans l’accueil, la domiciliation et l’accompagnement des SDF

« Parole de femmes », plus qu’une action, c’est un droit à la parole !

L’action « Parole de femmes », de l’AJS (Dunkerque), est née en 2004 d’un constat : une frange de la population est exclue du débat public, notamment les femmes vivant dans les quartiers populaires et de toutes origines.
Le projet est ambitieux, le travail de longue haleine. Il s’agit de permettre aux femmes de ces quartiers de prendre part aux décisions relatives à la vie quotidienne (associations de parents
d’élèves ou culturelles), mais aussi de s’inscrire dans les dynamiques de territoires liées à la notion
de démocratie participative, comme les conseils de quartier ou les conseils communaux.

Enfin, il veut leur donner l’occasion de s’inscrire durablement dans la vie politique de leur environnement. « A l’AJS, nous faisons de l’accompagnement social, explique la directrice Ourdia
Mezine. Il était essentiel d’aller plus loin, de demander à notre public, essentiellement féminin, de devenir acteur. Il ne suffit pas de déposer son bulletin dans l’urne, il faut s’investir dans les territoires si l’on veut faire bouger les choses. »

Pour arriver à ses fins, l’équipe de l’AJS a mis en place différents outils.

- Des débats ouverts, par le biais de trois conférences par an. Leur but : donner aux femmes une tribune, tout en demandant aux intervenants, sociologues, universitaires, politiques, écrivains…
d’avoir un discours audible pour le public concerné.

Les rencontres de 2005 et de cette année ont traité de sujets proches des préoccupations des femmes : « Quel parcours de vie pour les femmes issues de l’immigration, à travers plusieurs
exemples
 », « Les mariages forcés de la République », « Quelle France plurielle dans l’espace laïque ? », « Une école pour vivre ensemble », « Les femmes et la précarisation du travail »...

La fréquentation du public féminin à ces débats a permis de vérifier leur intérêt pour des rencontres autour de thèmes liés ou non à l’actualité. Mais bien sûr tout n’est pas gagné. Ourdia Mezine
explique : « Les femmes de ces quartiers ne sont pas familiarisées avec les débats publics. Il y a donc un frein dès le début. Elles ne comprennent pas pourquoi on veut leur donner la parole, parce qu’on ne les a pas habituées à la leur donner, ni même à la prendre. Elles se demandent : "Venant d’où je viens, qui peut être intéressé par mon avis ?" Leur autre crainte, c’est : " On n’est pas instruites, ce n’est pas pour nous... Je veux bien venir, mais il ne faut pas me faire parler." Mais peu
à peu, les barrières tombent, les craintes s’estompent, l’expression jaillit... C’est très important, car on sort du schéma des doléances lors des permanences du maire où l’on vient quémander une aide.
 »

Il y a aussi, notamment pour les femmes d’origine étrangère, des barrières posées par les maris. Ceux-ci voient parfois d’un mauvais oeil que les épouses s’expriment sur ce type de sujet. Certaines ne peuvent d’ailleurs plus sortir aux heures où sont programmées les conférences, vers 18h. Un problème dont la directrice a pleinement conscience : « Nous devons demeurer vigilantes sur ce phénomène, tout en leur faisant prendre conscience qu’elles peuvent devenir actrices de leur vie. »

- L’AJS a aussi pour projet de mettre en place des tables rondes avec les femmes de son public et des élus, des représentants de tous secteurs. L’idée est d’essayer de faire avancer les choses : prise en compte des retraites pour les femmes (nombre d’enfants), allocations familiales... lors de
discussions plus « intimes », en prenant davantage de temps. Quelques personnalités sont déjà inscrites, mais le financement peine à être bouclé.

- Autre outil : l’élaboration d’un forum internet de discussions, traitant de faits de société et d’actualité, et fédérant cinq sites identifiés sur le territoire national (associations du même type à Paris, Bordeaux, Marseille, Brest, Strasbourg).

En finalité, Ourdia Mezine souhaite que les participantes à « Parole de femmes » reçoivent les délégations des autres villes et que Dunkerque, à son tour, aille leur rendre visite. A terme, cela
pourrait se conclure par un colloque.
Pour 2007, l’AJS tentera de décrocher les budgets pour pérenniser son action et mettre en oeuvre l’ensemble du projet. « Pour l’heure, nous avons réuni le budget permettant d’organiser les débats publics. Il reste les autres volets de l’action Parole de Femmes », résume Ourdia Mezine. L’équipe souhaite aussi optimiser et compléter son partenariat avec d’autres associations sur le territoire national.

Dans l’immédiat, « Parole de Femmes » donne rendez-vous le 15 décembre, à l’hôtel de Ville de Dunkerque, salle Jean-Bart. Le dernier débat de cette année portera sur le thème « Femmes et
politiques ». Un choix d’actualité. Plusieurs femmes politiques viendront témoigner sur leur propre parcours et les difficultés qu’elles ont rencontrées et qu’elles rencontrent encore. Elles échangeront avec le public sur le sens de l’engagement.

L’AJS, plus qu’une association, c’est un espoir de retour à la socialisation !

L’AJS a été créée en mars 1985, avec pour principaux objectifs l’aide alimentaire, la lutte contre
l’exclusion et les discriminations d’ordre social ethnique ou culturel. Elle développe aussi un pôle santé et jeunesse (centre de loisirs et périscolaire).

Si elle se veut un lieu où le public en difficulté trouve une seconde chance, son rôle ne se cantonne pas à assister les personnes en demande d’aide. Il s’agit surtout, pour l’équipe de l’AJS, de les amener à prendre conscience de leurs capacités et à se prendre en charge. « Tout ce qu’on fait doit
permettre à notre public de retrouver sa dignité
, explique Ourdia Mezine, directrice de la structure. Le public que nous recevons trouve une oreille attentive et une écoute réelle. Mais nous ne confondons pas assistance et accompagnement. Notre but est de permettre aux personnes en difficulté, en exclusion, de retrouver leur autonomie. Cela exige beaucoup d’investissement. De notre part comme de la leur. »

La majorité de ces personnes sont des adultes, essentiellement des femmes, en grande difficulté sociale et économique, voire en situation d’exclusion. Les parcours de resocialisation et de retour à l’emploi se déroulent donc sur une longue période, grâce à des ateliers de tous types, dans les domaines culturel (projets artistiques, découverte du patrimoine...), pédagogique (alphabétisation, français, informatique) ou bien-être (hygiène, équilibre alimentaire, sport, infos santé, aide à la parentalité...). La directrice précise : « Les ateliers que nous avons mis en place sont autant
d’outils pour resocialiser les gens et, dans la mesure du possible, leur permettre un retour à l’emploi. C’est pour cela que nous ne négligeons aucun aspect, comme la santé. Cela va même
jusqu’à des cours d’esthétique ou de coiffure, pour apprendre à revaloriser son apparence. On pratique aussi un accompagnement individualisé global qui prend en compte l’histoire, la
personnalité et les difficultés de la personne intéressée.
 »

Les personnes doivent d’abord retrouver des repères, tisser du lien social, reprendre confiance en elles. Il faut aussi identifier les savoir-faire, les compétences, mais aussi les lacunes des participants.

A ce stade de la démarche, elles peuvent commencer une introspection personnelle pour définir leurs priorités et devenir acteurs de leur vie. « Quelle solution à chacun de mes problèmes, comment me reconstruire, comment penser à moi, comment et dans quoi m’investir ? » sont autant de questions auxquelles elles doivent être à même de répondre. Ce cheminement effectué, elles peuvent commencer leur parcours d’insertion pré professionnelle. Celui-ci les amènera sur le marché du travail ou de la formation. La démarche développée au sein des ateliers de l’AJS repose
sur une mise en situation réelle de travail, une formation adaptée et un accompagnement social individuel. Ainsi, Sur les dix-huit personnes sorties en 2005, on compte six retours à la vie active, dont deux CDI, deux CDD et deux personnes en formation (préparation aux concours administratifs.)

L’AJS en détail :
7 permanents en CDI temps plein
4 vacataires
18 contrats aidés (moyenne mensuelle)
1 conseil d’administration de 20 membres.
50 bénévoles, dont certains sont issus du public aidé.
L’AJS intervient sur 11 communes de l’agglomération de Dunkerque.
19 ateliers sont mis en oeuvre dans les domaines les plus divers : alphabétisation, cours de français,
remise à niveau, yoga, esthétique, sport, etc.

Contacts :
AJS, Le bon emploi de la solidarité
2829, avenue de Petite-Synthe
59640 DUNKERQUE
Tél : 03 28 61 08 09
Fax : 03 28 61 20 96
Email : ajs2 wanadoo.fr
Présidente du CA : Mauricette Sauvignon
Directrice : Ourdia Mezine
Assistante de direction : Sandra Bulteel
Encadrante du personnel technique : Nadine Raymond
Responsables des pôles :
Discrimination : Safia Belache
Insertion et santé : Christine Ammeloot
Culture : Lysianne Devynck
Jeunesse : Corinne Brunet
Aide alimentaire : Sandrine Sarasin

Télécharger le Dossier de Presse du Noël du Club 2006 au profit de l’association AJS

 
 
 
Le Club de la presse Nord - Pas de Calais,
plus qu’une association,
c’est un lieu de réflexion et d’action !

Le Club, composé de 23 administrateurs (¹), développe de nombreuses activités, ayant toutes pour but de réunir journalistes et communicants et de permettre des temps d’échanges et de
réflexion.

Le Club de la presse N/PdC organise 5 grandes manifestations par an :
- Le lancement de l’Annuaire avec le Prix de la meilleure couverture.
- Les Prix Chicon - Houblon qui sont décernés à des communicants de la région par les journalistes régionaux.
- L’assemblée générale.
- Les Grands Prix jeunes journalistes et jeunes communicants qui visent à récompenser les jeunes talents de moins de 30 ans de notre région.
- Le Noël du Club.

Le Club s’articule autour de temps de réflexion et de débat :
- Les ateliers réflexion sur des thèmes variés tels que « Journalistes et grande distribution : des relations difficiles ? », « L’envoyé spécial et le fixer » et prochainement une rencontre-débat
est organisée avec Denis Robert sur le journalisme d’investigation.
- Les débats sur l’actualité.
- Un colloque sur le traitement de l’actualité sociale (en préparation)

Le Club a pour but de donner de l’information :
- Les clubs emploi journalistes et communicants.
- Le forum emploi.
- Les journées d’information pour les communicants ou pour les pigistes.
- Les interventions des journalistes dans les écoles.
- Les actus du Club, l’actualité en numérique de la semaine au Club de la Presse.
- La lettre du Club.
- Le site internet.
- Le centre ressource. Consultable sur place, on y trouvera, d’une part, de l’information professionnelle sur les médias régionaux et sur les droits des journalistes, d’autre part, on
pourra y consulter des dossiers d’actualité et des fiches pratiques.

Le Club propose de nombreux services :
- L’organisation de conférences de presse « clé en main ».
- Les Lundis du Club. Chaque lundi à 19h, une association, un auteur, une entreprise viennent présenter leurs activités, livres ou actions lors d’une rencontre conviviale.
- L’agenda du site Internet qui répertorie toutes les conférences de presse qui se passent dans la
région.

Le Club organise des actions de soutien pour des otages dans le monde
Soutien à Christian Chesnot et Georges Malbrunot, à Florence Aubenas, à Giuliana Sgrena, à Mohamed Benchicou ou encore Ingrid Bétancourt.

Le Club met en place des expositions :
- « Le Nord - Pas de Calais vu par ses photographes » qui regroupe 43 clichés de 24 photographes régionaux. Après avoir fait étape dans 18 villes de notre région, elle a entamé un tour de France.
- « Le Nord - Pas de Calais vu par ses photographes - L’Environnement ». Appel lancé à tous les photographes professionnels de la région pour mettre en place une nouvelle exposition
itinérante avec pour thème l’environnement.

Le Club organise et favorise les rencontres entre journalistes et communicants de toute la région :
- L’accueil des nouveaux membres. 2 fois par an, les nouveaux adhérents viennent se présenter aux anciens pour favoriser l’intégration,
- Le projet « Hors les murs » qui a pour but d’aller à la rencontre des journalistes et communicants du Pas-de-Calais ou des arrondissements éloignés de Lille comme l’Avesnois.

(¹) Les Membres du Bureau :
Marc DUBOIS (journaliste pigiste) président du Club de la presse,
Ludovic FINEZ et Paul FROISSART (journalistes pigistes), vice-présidents
Nicolas LEROY (journaliste à Chérie FM), secrétaire général,
Mathieu HEBERT (journaliste à Nord Eclair), secrétaire adjoint,
Thierry BECQUERIAUX (journaliste pigiste), trésorier,
Dominique ADAM (journaliste retraité), trésorier adjoint.
Les membres du Conseil d’administration :
Philippe ALLIENNE (journaliste pigiste),
Philippe ARMAND (communicant),
Emmanuel BAYART (journaliste pigiste),
Paul BECQUART (journaliste pigiste),
Marie-Christine DEBIEUVRE (journaliste à La Tribune de Villeneuve-d’Ascq),
Maurice DECROIX (journaliste pigiste),
Alain ÉTIENNE (communicant),
Christian GARITTE (journaliste pigiste),
Alain GOGUEY (journaliste, ARIA Nord),
Philippe HOCHART (journaliste pigiste),
Eric POLLET (reporter photographe),
Hervé ROBIN (rédacteur en chef à M6),
Gérard ROUY (journaliste pigiste),
Barbara SIX (journaliste pigiste),
Emmanuelle THEYREZ (journaliste pigiste)


 

 

 

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Le Club de la presse Hauts-de-France recherche son, sa chargé.e de communication pour un contrat à durée déterminée (temps partiel) à pourvoir immédiatement.