Olivier Dubois : les actions de soutien au journaliste otage se multiplient

, par ClubdelaPresseHDF

Le 8 février dernier, cela fait 10 mois que le reporter français Olivier Dubois qui travaille pour « Libération », « le Point » et « Jeune Afrique » a été enlevé au Mali alors qu’il s’apprêtait à interviewer un chef jihadiste. A cette occasion, les actions de soutien de nombreux médias et d’institutions publiques se multiplient pour réclamer la libération du journaliste de 47 ans, père de deux enfants, auxquels le Club de la presse Hauts-de-France s’associe.

C’est une courte vidéo postée sur les réseaux sociaux un mois plus tard qui témoigne de l’enlèvement d’Olivier à Gao le 8 avril 2021 par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), une coalition affiliée à Al-Qaeda. Depuis cette vidéo publiée il y a 10 mois, plus aucune nouvelle du journaliste n’a été signalée.

Il y a quelques jours, les journaux télévisés et les radios de grandes chaînes françaises ou francophones se sont mobilisés pour apporter un message de soutien au journaliste, assorti du rappel du nombre de jours passés en captivité. TF1, France Télévisions, Arte, M6, France 24, TV5 Monde pour la télévision, RFI, Radio France pour la radio, ont participé à cette opération de solidarité initiée par Reporters Sans Frontières.

Le site de Reporters Sans Frontières rappelle d’ailleurs que cette initiative s’inscrit dans la lignée de l’opération menée dans plusieurs villes de France. Depuis l’été dernier, des banderoles de soutien à l’effigie du journaliste français ont été déployées sur les frontons de 16 mairies : Avignon, Bayeux, Clermont-Ferrand, Marseille, Lille, Lyon, Nice, Nantes, Bordeaux, Montpellier, Paris, Rennes, Reims, Pau, Fort-de-France et La Rochelle.

Le 6 août, à l’occasion des 47 ans d’Olivier Dubois, RSF et ses rédactions lui avaient adressé des messages de soutien à travers une vidéo diffusée sur les réseaux. En janvier, la famille d’Olivier Dubois a lancé une pétition (qui atteint les 50 680 signatures à ce jour) pour demander que la libération du journaliste constitue une priorité pour les autorités maliennes et françaises. Le 20 janvier à Avignon, où Olivier Dubois a été lycéen pendant plusieurs années, des manifestants ont eux aussi réclamé la libération du journaliste Lors de ses vœux à la presse, le 11 janvier 2022, Emmanuel Macron s’est exprimé officiellement pour la première fois depuis l’enlèvement du journaliste. Le site souligne que « Dans les dossiers d’otage, les pouvoirs publics sont toujours très discrets. "La loi principale, c’est le silence", rappelait le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian le mois dernier. »

Ces actions de soutien, qu’elles prennent la forme de rassemblements, de pétitions, de banderoles, ou de messages sur les réseaux sont très importantes. Il y a quelques mois, le reporter Didier François, enlevé et emprisonné plusieurs mois en Syrie par l’Etat islamique, en témoignait dans le journal Libération : « La mobilisation de l’opinion a sans doute encouragé les autorités françaises dans leur action. Il faut souligner en effet qu’on a la chance en France que tous nos gouvernements soient toujours prêts à négocier pour sauver leurs ressortissants otages. »

C’est aussi à Gao qu’avait été enlevée Sophie Pétronin le 24 décembre 2016, la dernière otage française qui a passé quatre années en captivité au Mali. Olivier Dubois est désormais le seul français retenu en otage dans le monde.


 

 

 

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