Paris-Normandie : la justice choisit l’offre de Rossel, propriétaire de La Voix du Nord

, par communication@clubdelapressenpdc.fr

Placé en liquidation judiciaire le 21 avril, le quotidien régional Paris-Normandie va finalement être repris par le groupe Rossel, propriétaire de La Voix du Nord. Un quart des effectifs sera supprimé. Une conversion vers le digital va être organisée.

La justice a choisi le groupe Rossel, propriétaire de La Voix du Nord, pour reprendre le quotidien local Paris-Normandie, placé en liquidation judiciaire pendant le confinement. Un quart des effectifs (60 salariés sur 240) sera supprimé. Seul quotidien local normand, Paris-Normandie tire à environ 41 000 exemplaires.

Le tribunal de commerce de Rouen a estimé que Rossel a montré « une capacité à redresser des journaux en difficulté présentant des situations comparables à Paris-Normandie, comme récemment avec le Courrier-Picard et l’Union-de-Reims ». En réaction, Christophe Mulot, porte-parole de la CGT du livre, a déclaré « un soulagement mais pas une victoire ».

Une conversion papier/digital

Dans les mois à venir, La Voix du Nord va proposer « une conversion des métiers du média papier vers des formes intégrant les nouvelles technologies à plus ou moins long terme » incluant « une poursuite de l’activité de l’imprimerie et un ancrage régional fort ».

« L’entreprise va être rapidement remise sur pied pour être un moteur du développement dans sa région, indique le groupe Rossel. Cette opération a également pour objectif de renforcer la cohérence et la puissance du secteur de la presse quotidienne régionale, globalement le premier média d’information en France ».

Consolidation du print

De son côté, Anne Bouchet, déléguée syndicale SNJ, s’est félicitée que « l’implantation physique soit maintenue sur tout le territoire avec une vraie consolidation du print et un développement du numérique ».

Rappelons que Paris-Normandie avait été placé en liquidation le 21 avril en raison de l’érosion régulière des volumes de ventes (accentuée par la crise Codiv-19), de la diminution du chiffre d’affaires des éditions papiers non compensées par les ventes numériques et de l’insuffisante rentabilité de l’activité imprimerie liée au poids de la dette.

M.P


 

 

 

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