PHR – Mobilisation pour éviter la disparition de Liberté-Hebdo

Confronté à une baisse importante de ses recettes, Liberté Hebdo « est en danger de mort », titre-t-il en une d’un numéro spécial publié vendredi 11 octobre, expliquant qu’il pourrait disparaître dans les prochaines semaines. La nouvelle formule lancée avant l’été – présentée au Club de la Presse le 5 avril 2013 – et le regroupement des éditions Nord et Pas-de-Calais n’ont pas apporté les résultats attendus et la situation financière du titre est particulièrement alarmante.

L’hebdo régional, qui a récemment emménagé dans des locaux rénovés à Hellemmes, près de Lille, a enrayé la perte de lecteurs. « On a inversé la courbe, on gagne désormais de nouveaux abonnés, mais ce n’est pas suffisant  », indique Alexandre Basquin, directeur de la publication depuis quelques mois, qui évoque la baisse des recettes liées aux publicités, aux annonces légales et le contexte national : « hausse des coûts de fabrication, recul des aides d’Etat à la distribution de journaux ».

Une souscription a été lancée depuis l’été pour soutenir financièrement le journal. Mais la situation s’étant fortement aggravée, de nouveaux appels ont été lancés depuis peu sur les réseaux sociaux (sur facebook.com/liberte.hebdo et Twitter : @LibHebdo), relayés par l’Association des amis et lecteurs de Liberté et par plusieurs personnalités, dont l’artiste Yvan Le Bolloc’h, parrain de la nouvelle formule de Liberté, Franck Vandecasteele, ancien pilier du groupe Marcel et son orchestre, désormais engagé dans l’aventure Lénine Renaud, l’écrivain Jérôme Leroy ou encore le rédacteur en chef de Croix du Nord, Thomas Levivier, au nom de la défense du pluralisme de la presse et des idées.

Face à cette situation, l’équipe de Liberté Hebdo ne se résigne pas. Ce vendredi, elle a invité ses lecteurs et tous ceux qui souhaitent défendre ce journal à se réunir afin d’échanger et de nourrir la réflexion. « Vous l’avez compris en découvrant la Une de ce vendredi, a commencé le rédacteur en chef Bruno Cadez, aujourd’hui, le journal est sorti. On ne sait pas combien il y en aura derrière ». L’opération doit être renouvelée la semaine prochaine.

« L’appel à souscription, lancé en juillet, aurait peut-être dû démarrer plus tôt et de manière plus claire », glisse Bruno Cadez. Mais le journal a surtout besoin de ses lecteurs et de nouveaux abonnements.

Début octobre, la situation pouvait paraitre inéluctable, explique le rédacteur en chef. En clair, l’équipe a failli céder au découragement. Failli seulement. Depuis, les appels à la mobilisation ne cessent plus et montrent qu’il existe un fort potentiel et une forte volonté de la part des militants et des amis de Liberté Hebdo.

Actuellement, il faut se battre sur deux fronts : l’urgence, car les réserves actuelles ne permettent à l’entreprise de ne vivre qu’un mois ; le long terme.

Rens. : facebook.com/liberte.hebdo

Les dons à l’Association des amis et lecteurs et les abonnements peuvent être adressés au siège du journal : 6 bis rue Roger Salengro – BP 70004 – 59007 Lille cedex

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Liberté, « la voix des sans voix »

Après la disparition du quotidien communiste « Liberté  », en 1992, les fédérations du parti communiste du Nord et du Pas de Calais ont souhaité et appuyé la création d’un hebdomadaire pour chaque département. Cela a abouti à la création de « Liberté Hebdo » pour le Nord et à « L’Hebdomadaire », devenu plus tard « Liberté 62 » pour le Pas-de-Calais. Depuis 2011, les deux titres n’en font plus qu’un.

« Liberté Hebdo », défend l’équipe de rédaction, « est la voix des sans-voix, la voix des militants qui luttent pour changer ce monde et proposer d’autres solutions. Cette voix ne peut pas se taire. Liberté est la voix de la formation politique pour des générations de militants. Cette voix ne peut pas se taire. Liberté est la voix, le relais, le lien entre de nombreux communistes et militants du Front de Gauche. Cette voix ne peut pas se taire ».


 

 

 

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