On retiendra de cette rencontre le parcours hors norme d’une femme qui n’a jamais cédé à la fatalité. Le nouveau livre que lui consacre Pierre Outteryck (aux éditions Geai Bleu) s’intéresse plus particulièrement à son action dans la résistance, qui lui valu d’être déportée en 1941. En 1940, elle a fait partie des instigateurs d’un mouvement de grève ouvrière dans le bassin minier, qui a eu son point d’orgue en juin 1941. En répression, les ouvriers seront les premiers à être déporté. Martha a été envoyée à Ravensbrück au mois d’août, sur dénonciation du préfet. À son retour, elle n’eût de cesse de se battre pour faire reconnaître les droits des femmes, des ouvriers.
L’association Les ami.e.s de Martha Desrumaux s’emploie à faire vivre son héritage, notamment en militant pour qu’elle soit la première ouvrière à entrer au Panthéon. Cette reconnaissance n’est pas encore acquise, mais les institutions prennent conscience de l’importance de son action et plusieurs rues et bâtiments officiels vont bientôt porter son nom.






































































