Savez-vous, M. Mélenchon, ce qu’ils vous disent les Kékés ?

, par communication@clubdelapressenpdc.fr

Monsieur Mélenchon, ci-devant chef de file de la « France insoumise » serait-il un idiot ? Un idiot utile à cette extrême droite qu’il prétend combattre. L’air de la campagne électorale ne semble pas lui aller. Celui qui fut candidat - malheureux - aux élections législatives à Hénin-Beaumont, en 2012, n’hésite pas aujourd’hui à montrer sa préférence marseillaise contre les frimeurs, les prétentieux et, pourquoi pas, les balourds nordistes.

image : émission Quotidien / TMC

C’est en tout cas ce qu’il n’a pas hésité à lâcher en répondant à une question d’un journaliste* sur son attachement à Marseille : "J’en connais, je connais des copains qui supportent pas [Marseille -ndlr] parce qu’ils ont l’impression... enfin vous savez, les gens du Nord, enfin du nord de la France ou de l’Est, ils sont un peu... ils font un peu les kékés, quoi." Voilà donc un homme politique, classé dans le camp progressiste sur le terrain politique, qui n’hésite pas à opposer ce qu’il considère comme deux catégories de Français : d’une part des gens fort sympathiques (normal, il se fait élire chez eux), d’autre part, des neuneus « m’as-tu-vu ? » chez qui il s’est planté.

Mais foin de vexation feinte. Que le candidat populiste (une de ses revendications) taquine ainsi les gens du Nord et de l’Est n’égratignera pas, finalement, leur amour-propre. Ce qui est sidérant, c’est l’instrumentalisation qu’il fait de la presse. Souvenons-nous, en 2012, lors de la campagne pour la présidentielle, Jean-Luc Mélenchon massacrait un étudiant en journalisme parce qu’il ne lui posait pas les bonnes questions. Il n’a eu de cesse, depuis, de s’en prendre à la presse. En campagne à Lille, en 2016, il s’en est pris à la presse économique et au Monde. L’homme, tel un sniper, aime cibler. Ces jours-ci, à Marseille, il attaque le président de la République, en le traitant de « xénophobe », puis il organise une rencontre « fortuite » avec ce dernier où il assure ne pas se souvenir de ce qu’il venait de dire. Tout cela, bien sûr, devant les caméras. Même chose pour l’épisode des « kékés ».

Jean-Luc Mélenchon n’est pas seul à fustiger les médias quand ça lui chante et à les utiliser quand cela l’arrange. Le président de la République a montré son talent dans ce domaine. L’un de ses conseillers, Sylvain Fort, donne régulièrement du « connard » aux journalistes. Marine Le Pen n’est bien sûr pas en reste.

Une telle convergence contre des professionnels de l’information, contre les médias en général, avec toutes les réserves sur le travail d’enquête (haro sur Médiapart, haro sur Médiacités à Lille…) ne dit rien qui vaille. La presse et les journalistes, quoi que l’on puisse dire ou penser, restent des garants indispensables pour notre démocratie. Les politiques qui les méprisent et les rejettent ne se grandissent pas.

Philippe Allienne
Président du Club de la presse Hauts-de-France

* Voir la vidéo de l’émission Quotidien, l’interview de Jean-Luc Mélenchon commence à 2.47 ://www.tf1.fr/tmc/quotidien-avec-yann-barthes/videos/chaouch-express-faut-l-accent-marseillais-etre-maire-de-marseille.html


 

 

 

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