Une Charte de bon fonctionnement pour le magazine « Challenges »

L’Hebdomadaire économique « Challenges » (groupe Nouvel Observateur de Claude Perdriel) vient d’adopter une charte de bon fonctionnement. signée par l’actionnaire et la Société des journalistes (représentant la rédaction), elle a été publiée intégralement dans l’édition n°358 du 26 septembre.

Dans son préambule, la charte précise que « Challenges se définit comme un magazine économique et politique non partisan et indépendant –notamment vis-à-vis des pouvoirs politique et financier, des annonceurs publicitaires, de l’actionnaire-, qui respecte le pluralisme des opinions ».

Présomption d’innocence et vie privée

Le texte se compose de deux parties : l’une est consacrée aux pouvoirs (actionnaire, directeur de la publication, comité éditorial, directeur de la rédaction), l’autre pose et précise les principes (indépendance éditoriale, traitement de l’information, règles de fonctionnement). En manière de traitement de l’information, la charte insiste sur le principe des « sources des citations  » (comme le respect de l’identité de ces sources, le cas échéant). Elle met aussi l’accent sur le principe de la présomption d’innocence et du respect de la vie privée. Elle précise que « les non-lieux bénéficiant à des personnes mises en cause dans un article seront annoncés dans le journal  ».

Relecture des citations et interviews

Toujours au chapitre du traitement de l’information, il est indiqué que «  la relecture des citations dans un article [par la personne citée – ndlr] n’est pas souhaitable ». Elle « peut être autorisée par précaution » pour les interview mais doit être encadrée.
Les conflits d’intérêts dans le choix des sujets et la rédaction des articles sont la première des règles de fonctionnement développées par la charte. Ainsi, « il est recommandé aux journalistes de ne pas recourir à la gestion directe d’un portefeuille de valeurs mobilières afin de ne pas s’exposer au reproche de bénéficier d’avantages tirés d’informations privilégiées ».

D’autre part, « les journalistes doivent refuser toute collaboration destinées à des opérations de communication ou commerciales d’entreprises extérieures, même s’ils ne suivent pas le secteur auquel appartient l’entreprise ».

Journalistes intervenants extérieurs

En revanche, «  la participation à des tables rondes et à des débats publics  » est autorisée, comme la « collaboration dans des médias extérieurs lorsqu’ils [les journalistes] sont sollicités en tant que spécialistes ». Il ne s’agit donc pas de ce que l’on appelle les « ménages » (animation de débats) mais bien d’interventions au nom de Challenges.

Les voyages de presse et les cadeaux

Quelques lignes sont également consacrées aux voyages de presse et aux cadeaux. « La participation à un voyage de presse doit être autorisée par le directeur de la rédaction qui jugera de son intérêt selon le programme et le niveau des intervenants. La participation à un tel voyage ne doit pas impliquer nécessairement la rédaction d’un article. Si le voyage de presse donne lieu à un article, il ne porte pas la mention « envoyé spécial à… » réservée aux seuls articles dont les frais sont pris en charge par Challenges ».

Concernant les cadeaux, la charte invite les journalistes à les refuser lorsque leur valeur dépasse 150 euros. Elle ajoute que « les cadeaux moins onéreux sont déposés dans un pot commun et font l’objet d’une loterie annuelle pour l’ensemble de la rédaction. » A bon entendeur.

Ph. A


 

 

 

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