Jean-François Caron, conseiller régional et maire de Loos-en-Gohelle, porteur du dossier Unesco, qualifie d’exceptionnelle cette année 2012 pour le bassin minier, premier à être classé pour son histoire et son patrimoine. Trente ans après la fermeture du dernier puits à Oignies, l’héritage économique, social et environnemental lié à la fin du charbon est encore lourd, mais l’élu croit en ce renouveau. Un renouveau qu’illustre parfaitement le livre « Voyages entre terrils et cités », fruit du travail de Nathalie Vanbost, auteur des notices et légendes, Hubert Bouvet, photographe, et des équipes du service de l’inventaire du patrimoine. L’ouvrage est d’ailleurs étroitement lié au classement Unesco du bassin minier puisqu’une partie des 1400 photos réalisées ont été utilisés dans le dossier de candidature, 80 d’entre-elles étant reprises sur le site de l’Unesco.
Le livre explore les vestiges laissés par ce passé industriel : les cités minières, les terrils, les édifices des compagnies minières (chevalements, voies ferrées...). L’œil du photographe a été marqué par un « univers minéral » graphiquement riche et des cités dans lesquelles on « tombe, où les gens viennent vous chercher ». Les photos restituent cette belle lumière, particulière et tant mieux si la pluie s’en mêle, elle renforce les couleurs et les contrastes...
Les habitants quant à eux sont peu présents dans le livre ; le travail du service de l’inventaire du patrimoine ne se focalise pas sur l’humain. Pour Jean-François Caron, pas sûr qu’ils aient déjà compris l’ampleur des changement amorcés depuis une dizaine d’années. i, « Maintenant on voit que c’est beau et ça redonne de l’estime de soi », estime-t-il, « cette appropriation paraît logique aujourd’hui, elle l’était beaucoup moins il y a 20 ans ». Une époque où une partie de la population et des élus locaux souhaitaient tourner la page et rejetaient les symboles d’un passé douloureux. On mesure le chemin parcouru avec les efforts faits aujourd’hui pour intégrer toutes ces traces au développement urbain : développement de réserves naturels, rénovation des cités, préservation et entretien des terrils...
A n’en pas douter les 1400 exemplaires de « voyages entre terrils et cités » devraient trouver preneur en cette période de fin d’année, le livre est d’ores et déjà disponible au prix de 25€ .
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