Benchicou : rappel des faits

Le directeur du journal algérien Le Matin, Mohamed Benchicou, a été condamné à deux ans de prison, le 14 juin 2004, et à une amende de 20 millions de dinars (200 000 euros). « Transfert illégal de capitaux et infraction à la législation régissant le marché des changes » sont les prétextes fallacieux invoqués par une justice aux ordres pour arrêter Mohamed Benchicou et faire taire une voix contestataire.

Arrêté en pleine audience au tribunal et mis sous mandat de dépôt exécuté immédiatement, Mohamed Benchicou est incarcéré à la prison d’El Harrach.
Mohamed Benchicou paie en réalité à la fois la vigueur du ton de son journal et le contenu irrévérencieux de son livre Bouteflika : une imposture algérienne.

Il nous paraît évident que la sanction prononcée par la justice est une exécution de la menace proférée par le ministre de l’Intérieur, Yazid Zerhouni, qui promettait, il y a un an de cela, de « faire payer » Benchicou.

Cet arbitraire n’est pas isolé. Il procède d’une politique de mise au pas d’une presse libre dont la corporation a payé sa liberté au prix :
- de plus de 70 journalistes assassinés en moins de dix ans ;
- de dizaines d’emprisonnements de journalistes ;
- de suspensions de journaux ;
- d’intimidations de toutes sortes et de harcèlements judiciaires permanents.

Quelques jours avant l’emprisonnement de Mohamed Benchicou, Hafnaoui Ghoul, correspondant d’El Djazaïr News à Djelfa (Sud algérien), représentant de la Ligue algérienne de défense des droits de l’Homme, a été arrêté et emprisonné pour avoir exercé son métier d’informer sur les abus des autorités régionales.

De nombreuses autres arrestations de journalistes sont malheureusement à prévoir dans les jours à venir. La répression de la liberté de la presse n’est pas nouvelle. Elle reprend de plus belle depuis la récente réélection d’Abdelaziz Bouteflika à la présidence de la République.

Nous, femmes et hommes attachés à la liberté de la presse et d’expression, dénonçons ces arrestations. Nous appelons toutes celles et tous ceux qui partagent ces valeurs à se mobiliser pour la libération des journalistes injustement emprisonnés et l’arrêt de toute pression et répression à l’encontre de la presse.

Nous nous constituons en « Comité pour la liberté de la presse en Algérie » et appelons toutes les associations, les partis, les ONG et les citoyens des deux côtés de la Méditerranée, et au-delà, à nous rejoindre dans notre action.

Les contacts :

- bouzeghrane.nadjia wanadoo.fr

- phallienne nordnet.fr

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