Les journalistes publient...

« Les derbys servent à donner la nationalité nordiste  »
Jean-Baptiste Allouard

Le journaliste a sorti en 2012 une « Histoire des derbys Lens-Lille » (ed. Les Lumières de Lille). A l’heure où le RC Lens a la chance de remonter en Ligue 1, Jean-Baptiste Allouard pourrait ajouter de nouvelles pages à son ouvrage.

Jean-Baptiste Allouard

Suivez-vous avec attention la possible remontée de Lens en Ligue 1  ?
Depuis que Lens est en Ligue 2, j’ai toujours suivi avec attention les tirages au sort des différentes coupes parce que, pour avoir des derbys, y’a le championnat mais aussi la Coupe de France et la Coupe de la Ligue. Or, Lens est retourné en Ligue 2 depuis trois saisons maintenant. À aucun moment, les clubs se sont retrouvés en coupe. Normalement si tout se passe bien la saison prochaine, ils devraient se retrouver tous les deux en Ligue 1 et donc on aura à nouveau des derbys.

Votre livre a été conçu pour le feuilleter à sa guise  ?
C’est le genre de livre qu’on laisse sur une table de salon, qu’on laisse à disposition des invités ou qu’on se laisse le plaisir de découvrir au quotidien à travers une page sur laquelle on va tomber, via une photo parce que les photos sont très très jolies ou l’accroche d’un témoignage. Tous les titres sont des titres tirés des papiers de l’époque. Ce n’est pas un livre qu’on achète pour le lire de la première à la dernière page.

Qu’y a-t-il comme particularité au derby Lens-Lille  ?
Pour qu’il y ait derby, il faut qu’il y ait antagonisme. Ces rencontres s’inscrivent dans un patrimoine régional à travers toute l’histoire que ces deux clubs ont pu véhiculer depuis leur création. Le Racing Club de Lens depuis début XXe. Et le Losc depuis 1944.
C’est aussi le derby professionnel le plus joué en France, devant les Lyon-St Etienne. Et entre Lille et Lens, il y a des antagonismes sociaux, qui font que ce sont des rendez-vous attendus entre « les mineurs du Pas-de-Calais et les bourgeois de la Métropole lilloise  ».

Les derbys Lens/Lille ont-il changé de facette au fil du temps  ?
Chez les joueurs, c’est criant. Jusqu’à la fin des années 90, les joueurs étaient essentiellement des joueurs locaux avec quelques joueurs étrangers. Après les années 2000 et depuis l’arret Bosman*, les équipes ont commencé à se dé-régionaliser. La notion de derby est restée prégnante mais pour les supporters, beaucoup moins pour les joueurs. Ceci dit, les derbys servent à régionaliser un joueur, à lui donner la nationalité nordiste. Par exemple Gregory Wimbée**. Il était conspué, grand, pas forcément en confiance et avec son actif quelques « boulettes  » dans les buts du LOSC. Lors d’un derby, il a été particulièrement héroïque et du jour au lendemain, il a été adoubé par le public et est devenu nordiste à part entière.

Propos recueillis par Fanny Destombes

* décision de justice en 1995 faisant jurisprudence. Les clubs européens peuvent engager autant de joueurs de l’Union européenne qu’ils le souhaitent.
**Gardien de but du LOSC de 1998 à 2004

Lire l’article Entre Lille et Lens : « Histoire des derbys », Une histoire de passions... écrit en juin 2012 par Hervé Leroy


 

 

 

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