Edito

Recette pour une conf de presse réussie

Le Club de la presse, qui accueille une centaine de conférences de presse par an sur environ deux-cent cinquante réunions professionnelles, a démarré l’année avec la conférence du Grand port maritime de Dunkerque pour la présentation de son trafic annuel et de sa feuille de route. Pas moins de quatre-vingt journalistes ont répondu à l’invitation de Christine Cabau Woehrel, la présidente du directoire de l’établissement portuaire. Pour la plupart spécialisés en économie, et souvent en économie maritime et portuaire, ils représentaient les titres de la région, de Paris, de la Belgique, de la Suisse et de la Grande Bretagne.

Cela n’a pas manqué de provoquer un trait d’ironie, et quelques lignes d’humeur, chez notre confrère de la cité de Jean Bart, le très local « Phare Dunkerquois ». S’indignant que les responsables portuaires aient, pour la « deuxième fois consécutive » (bigre), choisi de présenter leur bilan à Lille, bien trop loin des quais et autres phares, il n’hésite pas à dénoncer une délocalisation (bigre encore) et une « hérésie à l’heure où le Grand Port Maritime de Dunkerque est un formidable outil de promotion du territoire ». Faut-il ouïr par là que "Le Phare" se veut un relais de la promotion du territoire ? Certes non.

Mais il y a pire : les journalistes parisiens et étrangers qui ont ainsi perdu à jamais l’occasion « de visiter le port en bateau ou de découvrir la ville » (sic et diantre) ont suivi les exposés et explications de la direction du port dans… « la salle boîte à sardines du club de la presse » (sic toujours). Nous y voilà : organiser une conférence de presse d’audience européenne chez « nos éminents confrères du club de la presse » est, à en croire le Phare, une bien curieuse idée ! Car le Club serait un endroit réservé à « certains confrères  » seulement. Autrement dit, il n’est pas représentatif de la profession dans la région. Les consœurs et confrères qui avaient fait le déplacement apprécieront. Rumeur, quand tu tiens un journaliste par la barbichette, tu le rends… lumineux. Désinformé, mais lumineux.

Quant à l’allusion à la « boîte de sardines », et sachant que nous ne parlons pas de Marseille mais bien de Dunkerque, nous avons bien compris que le rédacteur en chef du "Phare dunkerquois" tenait à rappeler le prix des jeunes journalistes que le Club avait décerné à l’une de ses collaboratrice. C’était en 2010, pour un article plein phare sur… un collectionneur de boîtes de sardines. Pas de panique, le collectionneur était bien dunkerquois. Et la journaliste était bien journaliste. Entre nous soit dit.

Philippe Allienne


 

 

 

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