La vie d’un pigiste entre annulations de contrats et reports de commandes

, par communication@clubdelapressenpdc.fr

Tandis que les médias font face à des difficultés publicitaires ou de livraisons de leurs journaux, les pigistes, déjà isolés en temps normal, ont moins de commandes et doivent souvent s’inscrire à Pôle emploi pour bénéficier d’aides.

Dans le cadre de la crise sanitaire, les pigistes doivent s’adapter dans leur travail. Isolés en temps normal, avec une situation déjà inconfortable, le confinement généralisé complique encore plus leur situation. Les annulations de contrats et les reports de commandes se multiplient.

C’est le cas du journaliste pigiste Bertrand Verfaillie qui atteste avoir beaucoup moins de travail. « Je collabore avec des supports spécialisés (politiques communales et intercommunales, transports, logement, immobilier). Tous ces domaines sont pratiquement à l’arrêt depuis plusieurs semaines du fait de l’attente du renouvellement des conseils municipaux et intercommunaux et de la crise sanitaire », témoigne-t-il.

« J’avais une pige à réaliser, mais avec la crise sanitaire, je suis dans l’impossibilité de joindre mon interlocuteur, indique Carine Mandère, pigiste pour l’hebdomadaire Entreprise & Carrières. Cela génère un gros flou car je comptais sur ce revenu pour mon budget. Je ne sais pas si je vais pouvoir la mener à bout. »

Des situations précaires

La baisse des ressources publicitaires due notamment aux réductions de pagination associée aux problèmes de livraison des journaux aux abonnés par la Poste compliquent encore leur situation déjà précaire. En effet, dans ce contexte, les rédactions réfléchissent encore moins à faire appel à des pigistes.

Concernant le chômage partiel, la multiplication des employeurs rend difficile le fait de savoir lequel va pouvoir le prendre en charge et à qui le déclarer. D’autant que la plupart des pigistes ne sont pas affilié à Pôle emploi et sont donc obligés de s’y inscrire. « Je ne bénéficie pas encore de chômage partiel mis en oeuvre par mes employeurs et je n’ai pratiquement plus d’activité professionnelle aujourd’hui », confirme Bertrand Verfaillie.

Si d’autres pigistes arrivent à conserver leurs contrats réguliers, ceux-ci craignent une situation de crise prolongée. Pour les pigistes nordistes qui rencontrent des difficultés, vous pouvez contacter le Club de la presse Hauts-de-France, notamment concernant les aides Pôle emploi, au 06 07 69 27 63 et direction clubdelapressenpdc.fr

M.P


 

 

 

La Vie du Club

ESPACE PRESSE