L’école, quelle école ?
On en discute toujours…

L’école : on en parle. Et c’est au Club de la Presse que de nombreux participants ont assisté à un débat sur l’école, organisé le mercredi 6 février. Il faut dire que la réflexion sur la « refondation de l’école » lancée par le ministre de l’Education nationale, Vincent Peillon, suscite beaucoup de réactions tant chez les enseignants que chez les politiques et les citoyens.

Avant le débat avec le public, Pascal Percq (au centre) et Pierre Frackowiak (à droite) ont répondu aux questions d’Hervé Leroy (à gauche).

Au Club de la presse, Hervé Leroy, vice-président, avait invité deux personnalités pour débattre du sujet. Ainsi Pascal Percq, ex-journaliste, ex-directeur du service Démocratie participative et citoyenneté à la mairie de Lille et responsable de la communication d’ATD Quart-Monde, s’intéresse à cette question. Il a publié un ouvrage intitulé «  L’Ecole : quelle école pour quelle société ». Le second invité était Pierre Frackowiak, inspecteur honoraire de l’Education nationale, vice-président de la ligue d’enseignement du Pas-de-Calais et auteur de plusieurs ouvrages en partenariat avec Philippe Mérieux. Tout récemment, il a publié « L’école, en rire, en rêver, en pleurer ? ».

L’école est devenue « une préoccupation depuis que l’on s’intéresse à l’échec scolaire. Près de 150 000 jeunes quittent le système chaque année sans formation ou diplôme. Un vrai gâchis ! » explique Pascal Percq. Dans le Nord-Pas de Calais, le taux d’échec est de 3 % supérieur à la moyenne nationale ! Avec l’association ATD Quart-Monde, il s’est intéressé à l’école, aux familles défavorisées et en difficulté pour mieux comprendre ce qui fait obstacle à la réussite scolaires des jeunes. Pour Pierre Frackowiak « si on veut faire l’école du futur, il faut du neuf et du courage. Il faut voir la place de l’élève à l’école ».

Tous deux ont examiné le système actuel et dénoncent entre autres : la transmission du savoir uniquement faite par l’enseignant, le manque d’ouverture pour les élèves, l’absence de valorisation des connaissances acquises par les enfants hors de l’école, la remise en cause de la formations des enseignants, le manque de pédagogie, sans oublier les liens avec les parents « qui sont convoqués » le plus souvent « pour se faire taper sur les doits en raison des mauvaises notes ou du comportement de leurs enfants ».

Pour Pierre Frackowiak « nous attendons des progrès adaptés à l’école d’aujourd’hui et demain. En attendant, nous perdurons le programme des années 1920, élitiste ». Et justement à cette époque, « on ne parlait pas de décrochage, car l’élève qui quittait le système scolaire sans diplôme ou formation entrait sur le marché du travail sans difficulté ». Aujourd’hui le contexte a bien changé… Alors lorsqu’il s’agit de revendiquer de nouveaux programmes et leur mise en œuvre, tout devient complexe et ce n’est pas sans inquiéter les acteurs sur le terrain. « On se focalise trop sur le temps scolaire, mais on oublie le rôle de l’école et la place de l’école » soulignent les participants à ce débat.

Un débat sur lequel, précisément, le Club de la presse ne manquera pas de revenir prochainement.
 
 


 

 
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