Le photojournaliste français Lucas Mebrouk Dolega est décédé à l’hôpital Rabta de Tunis lundi 17 janvier. Agé de 32 ans, il couvrait pour l’agence de photo European Press Photo Agency (EPA) les manifestations ayant mené à la chute du président tunisien Zine al-Abidine Ben Ali en Tunisie. Il avait été victime le 14 janvier d’un tir tendu de grenade lacrymogène en pleine tempe, un tir délibéré selon l’agence EPA.
« Rien ne saurait justifier l’emploi d’une violence aussi disproportionnée à l’encontre de manifestants et de journalistes », a déclaré le porte-parole du Quai d’Orsay, Bernard Valero, après avoir souhaité que « la lumière soit faite sur les circonstances de (la) mort » de Lucas Mebrouck-Dolega.
« Lucas est le premier photographe français mort dans l’exercice de ses fonctions depuis 1985, et le premier journaliste étranger à trouver la mort en Tunisie », a déclaré Reporters sans frontières, qui demande que toute la lumière soit faite sur cette tragédie et le rôle des forces de l’ordre tunisiennes.
Le SNJ CGT dénonce pour sa part un « assassinat ». Il appuie la demande de la FIJ (Fédération Internationale des Journalistes), dans une lettre adressée au Premier ministre tunisien Mohammed Ghannouchi, de faire cesser les violences policières en général et de veiller à la protection des journalistes. La FIJ (600000 adhérents dans le monde) appelle également les autorités tunisiennes à relâcher le journaliste tunisien Fahem Boukadous condamné à 4 ans de prison par le régime du dictateur Ben Ali et qui souffre d’un grave problème de santé.






































































