Avec « Sacré mois de mai » en avant-première : le Club met « L’Utopie au pouvoir ! » sur orbite

, par communication@clubdelapressenpdc.fr

120 personnes ont répondu à l’invitation du Club de la presse pour assister à l’avant-première de « Sacré mois de mai ». Le film de Dominique Dreyfus et Marie-Jo Pareja a donné lieu à un débat passionnant mardi 24 avril dans le grand amphi de l’ESJ de Lille. Cet événement est le premier d’une longue série qui constitue le projet associatif du Club : "L’utopie au pouvoir !".

Réalisé par Dominique Dreyfus et Marie-Jo Pareja, auteurs du film « Oser la grève sous l’occupation », « Joli mois de mai » sera diffusé sur la chaîne régionale Wéo le 17 mai. Le public qui s’est rendu à l’avant-première proposée par le Club de la presse, a découvert la manière dont les événements de Mai 68 se sont déroulés et ont été vécus dans le Nord – Pas de Calais et en Picardie. Semble-t-il, Dominique Dreyfus avait bien mesuré que le contexte était différent des événements parisiens et de ce qu’on nous présente comme les « trente glorieuses ».

Elle a a aussi voulu évoquer cette période via le vecteur des journalistes qui l’avaient vécue.
Cinquante ans plus tard, les images photos et films d’archives (1) nous transportent véritablement dans une autre époque, documents qui nous rappellent voire révèleront aux jeunes générations un monde très différent, dominé par l’industrie. Le noir et blanc accentue le contraste.

Dominique Dreyfus, co-réalisatrice du documentaire et Bruno Florentin, producteur chez Réal productions

Cependant, les auteurs ont choisi d’élargir le documentaire à la Picardie, dans le cadre de ce qui est devenu 50 ans plus tard les Hauts-de-France. Il n’est pas inintéressant de découvrir ce qui se passait chez Ferrodo, dans la zone industrielle d’ Amiens ou la revendication d’autonomie de la faculté picarde vis à vis de celle de Lille. Nous étions loin cependant des Hauts-de-France d’aujourd’hui. La Picardie ne s’inscrivait pas dans le mouvement social tel qu’il était vécu dans le Nord en particulier, unitaire (syndical, politique et associatif), nourri pas deux années de lutte pour l’emploi. Ce caractère, certes évoqué par notre confrère Pascal Percq, nous est apparu sous-estimé. Ce dernier nous a, cela étant, livré un témoignage fort intéressant. Il était journaliste de « terrain » en 1968 et on sent combien il s’est investi dans le mouvement, au point de passer quelques nuits avec les grévistes qui occupaient leur usine.

Durant les échanges qui ont suivi la projection, la syndicaliste Paulette Delaval (CFDT, confection Desombre à Lille et apparaissant dans le film),a regretté que l’évocation des acquis de Mai 68 en matière de droit syndical ne soit pas reprise. Dominique Dreyfus s’en explique en soulignant que cela n’était pas spécifiquement "régional" et qu’il était difficile de concentrer 16 heures d’interview dans 52 minutes. Mais on notera également que la représentation du pluralisme syndical est réduite, centrée sur la syndicaliste CFDT.

Certains des témoins apparaissant dans le film étaient présents : Alain Leduc (lycéen en 1968), Paulette Delaval (CFDT, confection Desombre) et Pascal Percq (journaliste à Nord Eclair en 1968)

De la même manière, nous n’avons pas retrouvé l’absence de référence à la grande diversité de la presse régionale de l’époque en Nord-Pas de Calais. Les images des titres « Voix du Nord » et « Courrier Picard » sont clairement affichées. A moins que cela nous ait échappé, celles de la « Croix du Nord », de « Nord-Matin », sont absentes et, quand un spectateur averti reconnaît la une de « Liberté », le titre est coupé ou n’apparaît pas. Pourtant, le film fait appel à des images d’archives de Pierre Charret, ancien journaliste à Liberté.

Il n’empêche, « Sacré moi de Mai » a le mérite d’exister et de porter un regard spécifique et régional sur des événements qui auront été au tournant d’une nouvelle époque. Peu avant mai 68, les médias n’envisageaient aucun bouleversement. Comme l’a rappelé le Club de la Presse, en introduction de la soirée, la célèbre chronique de Pierre Viansson-Ponté, « Quand la France s’ennuie ... » publiée dans Le Monde du 15 mars 1968, n’annonçait rien de ce qui allait se passer dans les jours et dans les semaines à venir. Le Club reviendra sur le traitement de mai 68 par les journaux, et sur l’évolution de la presse, dans une exposition que sera inaugurée fin mai dans les locaux de Sciences Po, à Lille.

MD, NB

Prochaines diffusions : Wéo, jeudi 17 mai à 28 heures puis sur TV5 monde (date à confimer)
(1) Réalisation et production : Real Productions, Pictanovo et STM "Wéo" .

Bande-annonce du documentaire "Sacré mois de mai !" from Pictanovo on Vimeo.


 

 

 

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