Charlie Hebdo : Macron réaffirme "la liberté de blasphémer" en France

, par communication@clubdelapressenpdc.fr

Tandis que Charlie Hebdo a décidé de republier les caricatures de Mahomet dans le cadre du procès de l’attentat qui s’ouvre ce mercredi 2 septembre, le président de la République Emmanuel Macron a déclaré "qu’en France, il y a une liberté de blasphémer qui est attachée à la liberté de conscience".

Charlie Hebdo a décidé de republier les caricatures de Mahomet dans le cadre du procès de l’attentat qui avaient décimé la rédaction et qui s’ouvre ce mercredi 2 septembre. Le président de République Emmanuel Macron a de nouveau défendu mardi 1er septembre « la liberté de blasphémer » en France.

« Depuis les débuts de la Troisième République il y a en France une liberté de blasphémer qui est attachée à la liberté de conscience. Je suis là pour protéger toutes ces libertés. Je n’ai pas à qualifier le choix de journalistes. J’ai juste à dire qu’en France on peut critiquer des gouvernants, un président, blasphémer, etc. », a-t-il déclaré, en ajoutant qu’un président de la République en France « n’a jamais à qualifier le choix éditorial d’un journaliste ou d’une rédaction ».

"Ne pas avoir de discours de haine"

Toutefois, selon Emmanuel Macron, cette liberté « implique en revers une décence commune, une civilité, un respect » et qu’avec « la liberté d’expression, il y a le devoir de ne pas avoir de discours de haine ». De son côté, le directeur de l’hebdomadaire satirique Riss a déclaré : « Nous ne nous coucherons jamais. Nous ne renoncerons jamais. La haine qui nous a frappés est toujours là et, depuis 2015, elle a pris le temps de muer, de changer d’aspect pour passer inaperçue et poursuivre sans bruit sa croisade impitoyable ».

Le président du Conseil français du culte musulman (CFCM) a appelé à « ignorer » les caricatures de Mahomet publiées à nouveau dans Charlie Hebdo et à penser aux victimes du terrorisme, à la veille de l’ouverture du procès des attentats de janvier 2015. « Les caricatures, nous avons appris à les ignorer et nous appelons à garder cette attitude en toute circonstance », a affirmé Mohammed Moussaoui.

M.P


 

 

 

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