Chômage partiel : les pigistes sur la sellette

, par communication@clubdelapressenpdc.fr

Le syndicat SNJ CGT se mobilise pour intégrer les pigistes aux mesures de chômage partiel proposées par les entreprises de presse. Le ministère de la Culture travaille actuellement sur un décret d’application à paraître ces prochains jours à ce sujet.

Le syndicat SNJ CGT lance un appel pour protéger les journalistes rémunérés à la pige. En effet, le ministère de la Culture travaille sur un décret d’application à paraître ces prochains jours, qui concernera notamment les règles d’indemnisation des journalistes rémunérés à la pige.

Certaines entreprises de presse ont déjà fait savoir qu’elles leur appliqueraient le même dispositif de chômage partiel que pour les journalistes mensualisés. D’autres sont dans l’attente d’un décret. D’autres encore ont d’ores et déjà fait part de leur refus d’inclure les journalistes rémunérés à la pige ou ont défini des conditions qui excluent une grande partie d’entre eux dans leurs demandes de chômage partiel.

Une forte pression sur les ministères

« Les journalistes pigistes sont pourtant parmi les premiers à avoir vu leurs revenus baisser à cause d’annulations ou de baisses de commandes, situation qui risque de durer », indique le syndicat. Selon cette même source, les éditeurs de presse opèrent en ce moment une forte pression sur les ministères du Travail et de la Culture pour s’exonérer de leurs obligations d’employeurs envers les journalistes les plus précaires et ne pas définir de critères prenant en compte les spécificités du travail à la pige.

SNJ CGT demande que les critères de prise en compte des journalistes pigistes dans l’activité partielle soient prévus dans le décret et refusent que ces critères soient renvoyés à l’incertitude d’un accord d’entreprise. « Il ne peut y avoir d’inégalité de traitement entre salariés relevant du même statut, de la même convention collective », rappelle le syndicat.

Des demandes concrètes

Concrètement, le syndicat réclame l’intégration des pigistes (sans référence à un temps de travail, ni de possession de la carte de presse) dans les demandes d’activité partielle déposées par les entreprises ; le seuil d’intégration suivant : journalistes rémunérés à la pige ayant reçu au moins 3 bulletins de salaire, consécutifs ou non, dans les 12 mois précédant la demande, dont 2 dans les 4 derniers mois (ou collaboration à la dernière parution dans le cas des trimestriels) ; le calcul de l’indemnité basé sur la moyenne des salaires des 12 mois précédant le dépôt de la demande (ou depuis la première fiche de paie pour ceux ayant débuté leur collaboration depuis moins d’un an) ; la possibilité pour l’administration de vérifier les montants déclarés par les entreprises auprès d’Audiens (qui connaît l’ensemble des revenus des pigistes) ou encore l’intégration dans le dispositif d’activité partielle des journalistes rémunérés à la journée dans l’audiovisuel sous contrats de CDD.

M.P


 

 

 

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