Coronavirus : les droits de retraits des journalistes

, par communication@clubdelapressenpdc.fr

Durant la période de confinement, les journalistes peuvent circuler librement munis de leur carte de presse ou d’une attestation dans le cadre professionnel. Si les conditions de sécurité nécessaires ne sont pas respectées, ceux-ci peuvent exercer leur droit de retrait.

Durant la période de confinement, le Ministère de l’intérieur a précisé que les journalistes professionnels munis de carte de presse pourront circuler librement pour exercer leur mission d’information. La carte de presse ne sert que dans ce cadre professionnel et ne peut pas être utilisée à d’autres fins.

Pour les journalistes non-titulaires de la carte de presse, il est nécessaire de solliciter des attestations permettant de se déplacer (en s’adressant à son employeur, à l’agence ou au donneur d’ordre). L’attestation de déplacement dérogatoire et justificatif de déplacement professionnel est téléchargeable ici.

Droit de retrait en cas de danger

Dans les cas où les conditions de sécurité nécessaires ne sont pas respectées, aucun journaliste n’est contraint d’être envoyé en reportage et peut alors exercer son droit de retrait, s’il estime un danger pour lui et pour autrui, comme l’indique le Code du travail. L’absence de protection ou l’obligation de rencontrer des personnes contaminées sont des raisons au droit de retrait. Il suffit de formuler, par écrit de préférence, son droit de retrait à son chef de service.

« Ce droit de retrait est valable pour tous les salariés, rappelle le syndicat des journalistes SNJ. Les représentants du SNJ doivent s’opposer à la pression mise sur les CDD ou contrats pro qui, souvent, n’osent pas refuser un reportage. Ils doivent, le cas échéant, rappeler le code du travail aux responsables de service. » Le SNJ incite fortement les employeurs « à recourir au télétravail et à munir les équipes sur le terrain de gels hydro-alcooliques, de lingettes pour nettoyer les postes de travail, de masques protecteurs, de gants, afin que les seuls journalistes volontaires puissent exercer leur mission d’information, en restant en bonne santé et sans propager le virus. »

Des Comités social et économique extraordinaires

Le syndicat invite ses militants et ses élus dans les entreprises à « convoquer des Comité social et économique (CSE) extraordinaires par téléconférence », afin que les employeurs puissent mettre en œuvre toutes ces mesures.

Rappelons qu’il suffit de deux élus CSE titulaires ou suppléants pour convoquer un CSE extraordinaire sur les questions de santé, de sécurité et de conditions de travail. S’y opposer constitue une entrave au fonctionnement du CSE, passible d’une amende et d’une peine de prison avec sursis.


 

 

 

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