Décret pigistes : les syndicats restent mobilisés

, par communication@clubdelapressenpdc.fr

Dans un communiqué commun de la SNJ, SNJ-CGT, CFDT-Journalistes et SGJ-FO, les organisations syndicales se réjouissent du nouveau décret sur le chômage partiel des journalistes pigistes. Ils demandent néanmoins que les journalistes pigistes laissés sans travail soient prioritaires au moment de la reprise en termes de commandes.

Le décret sur le chômage partiel des journalistes pigistes vient d’être publié. Celui-ci énonce les conditions d’accès aux mesures gouvernementales dans chaque entreprise : avoir trois bulletins de salaire au moins sur les douze mois précédant les mesures de chômage partiel, dont deux sur les quatre derniers mois ou avoir collaboré au dernier trimestriel. Ce décret ne rend pas exigible la carte de presse, ni n’instaure de seuil de revenu pour en bénéficier.

Dans un communiqué commun de la SNJ, SNJ-CGT, CFDT-Journalistes et SGJ-FO intitulé "Décret pigistes : une étape est franchie, passons à la suivante", les organisations syndicales se réjouissent de cet accès facilité. Les syndicats ont néanmoins identifié des catégories de journalistes pigistes dont la situation est particulièrement compliquée : les journalistes pigistes des rédactions sportives et ceux spécialisés dans la culture qui, pour la plupart, sont sans travail depuis le début du confinement et parfois même avant ; les photographes qui, pour une grande majorité, se trouvent eux aussi sans travail du fait de l’épidémie ; les « faux pigistes » qui travaillent postés dans les rédactions ; les journalistes pigistes avec de multiples et « petites » collaborations ; les journalistes pigistes débutants, a priori les plus fragiles et aux revenus les plus faibles, et pour lesquels ces faibles revenus sont d’autant plus vitaux ou encore les journalistes pigistes travaillant à l’étranger pour des médias français.

Les pigistes prioritaires à la reprise

« Nous demandons aussi que les journalistes pigistes laissés sans travail soient prioritaires au moment de la reprise, quitte à leur commander, dans un même groupe, des piges sur d’autres titres que ceux avec lesquels ils collaborent habituellement, déclare les organisations syndicales. Nous rappelons que les journalistes pigistes sont le plus souvent rémunérés après parution de leurs articles, que leurs salaires de mars et avril correspondent alors à des piges réalisées avant le confinement et que le confinement lui-même impactera leurs bulletins de salaire suivants. Nous demandons donc que les mesures de chômage partiel soient prolongées pour les journalistes pigistes au-delà du 31 décembre 2020 et aussi longtemps que nécessaire de façon à pouvoir compenser leurs pertes de revenus sur tous les prochains mois. »

Enfin, les syndicats demandent que les primes d’ancienneté faisant partie intégrante de la rémunération conventionnelle soient être prises en compte dans le calcul de la rémunération de référence des pigistes et que les organisations patronales, Audiens et l’État créent un fonds d’aide exceptionnelle pour soutenir financièrement les journalistes pigistes, travaillant de manière occasionnelle et ayant de multiples employeurs, non-éligibles à l’activité partielle dans les conditions fixées par le décret.

M.P


 

 

 

La Vie du Club

ESPACE PRESSE